‹ Théories et impressionsChapitre 20 sur 49 · L'ESPRIT JUIF · texte numérisé non relu

L'ESPRIT JUIF

Si j'îivais à parler des juifs on mon propre nom, je serais dans un assez grand embarras.

J'entends rester libre, autant que je le puis, de tout préjugé; je crains le parti pris, les généralisalions liàtives; et le fanatisme des autres m'inspire une telle liorreur que je serais fort liumiJié qu'on pi'it me croire atteint du plus petit commencement de cette odieuse maladie.

Certes, il y a un assez grand nombre de juifs (jui nous ont fait beaucoup de mal etquejene puis aimer. Mais quelque.s-uns sont avec nous. Puis je ne connais pas tout Israël. .le ne connais pas les juifs pauvres, il doit s'en rencontrer, après tout, et peut-être aussi des Juifs vertueux. N'y eùt-il qu'une poignée d'israc'lites pareils au prophète Schleifmann (dans les Dinii Iliucs, de Fernand Vandérem) ou à l'inquiet et charmant Maël (dans le Fils d'Abraham, de Philippe lleuzey), un scrupule insurmontable m'empéduTait de généraliser mes antipathies et de signaler /r.s juifs en masse à la haine du peuple. . .

(Test pourquoi i'Espril juif, de M . M.iuiii >■ Mnrd, ma si fort satisfait.

liil l.MITiESSIOXS

M. iMurel esl pioteslant. C'est là, lorsfju'il sa^il des juifs, une garantie d'iiiiparliaiité. Son livre, très sérieux, très intelligent, cl d'iin intérêt soutenu, n'est pas un livre de passion, mais d'()l)S(Tvati(ui. L'aut(>ur n'invective pas, il décrit et constale ((hsijiie fiirorr l'i itiridiii. ,Je me contenterai de vous mettre sous les yeux <iueliiues-unes de ses constatations.

Israël est-il une religion ou une race ? Difficiles questions que M. Muret ne tranche pas. Mais, après un ti'ès clair résumé des dernières recherches sur Vclhnos juif, il. propose celle formule : « Israi'l est une tribu sémitique mélangée, dans une forte proportion, d'éléments indo-germaniques et mongols, cantonnée dans certains types primitifs, par suite de la relégalionau ghetto et des mariages constants entre individus du même sang. »

En somme, et de quelques éléments ethniques que soit composé Israël, on sent bien qu'il y a certains caractères communs, tout au moins, aux juifs européens d'une certaine cnlture, et (jui forment ce (ju'on appelle l'esprit juif.

Cette impression, le livre de M. Muret la contirme et la précise.

Son ])rocédé est iMg(''iiieiix et |iarail sûr. Il pii'iid cinq juifs considérables dans la j)hilosopliie, dans la littérature, tians la iiolitique, dans la sociologie:

LESPHIT Jlll- l:V:,

Spinosa, Henri Ileint', lord IJuJicwii.stickl, kail Marx, (ÎL'orgcs lirandès. Il y joint un grolosque, mais assez représentalif : M. Max Nordau. Chez tous les six, il retrouve mêmes tendances, mêmes idées, mêmes sentiments. Les y retrouve-t-il parce ([u'il les y supposait ? Peut-être; mais il les retrouve aussi parce qu'ils y sont. Car, si vous lisez le livre de M. Muret, vous serez vite persuadés de sa modération, de sa prudence, de sa bonne foi, et vous serez frappé de la force de ses preuves, qui consistent surtout en dr loyales citations.

Voici quelques-uns des caractères que M. Muret a notés chez les juifs remarquables qu'il a étudiés de jirès. Et ces caractères, vous les relèverez, je crois, fhi'z presque tous les juifs cultivés que vous pouvez connaître. Ils constituent, selon M. Maurice Muret, la Cl mentalité du juif moderne ».

Le juif, qui dans l'antiquité biblique fut le déiste type, est devenu athée. Comment cela? C'est que, même au temps où il croyait en Dieu, il ne croyait pas à une autre vie. Il croyait à la réalisation de la justice sur la terre; et, son attente trompée, il s'est détourné de son Dieu.

Mais il a reporté sur la science la foi (|u il avait jadis en Jéliovah. « De sa religion, il a retenu le dogme millénaire, la croyance à l'ère messianique, en d'autres termes, la notion du progrès, la confiance

VM; IMl'UKSSIONS

en l'ascension ininterrompue de l'hum;ini(é... Or, c'est l'essor moderne des science? qui ;i r.iit naître la notion du progrès. Rien d'étonnant à l'entiiousiasme des juifs contemporains pour la science, puisqu'elle confirme une idée innée de leur race. »

Le juif moderne est matérialiste. « C'est un besoin éperdu de bien-être physique qui régit ses pensées et ses actes. La science le confirme dans cette opinion invétérée cjue tout Unit avec la mort et que la justice doit triompher dès ce monde. Le dogme de l'immortalité del'àme répugne plus que jamais à l'esprit juif. Fonder une espérance ailleurs que sur la terre, c'est plus que jamais, aux yeu.\ d'Israël, conclure un marché de dupe. »

Celte conception de l'existence sii|)porle deux conclusions différentes : « Puisque tout iinit à la mort, amassons pendant notre vie le plus de biens que nous pourrons, » ou bien : « Puisque tout linil à la mort, lâchons de répartir cuire le plus grand nombre d'hommes possil)h' la plus grande somme de sensations de plaisir i)0ssible. » Autrement dit, la philosophie juive produit, selon les circonstances et les tempéraments, d'insatiables ploulocrates ou des révolutionnaires collectivistes.

La parole de Jésus : « Mon royaume n'est pas de ce monde, » est la paroh; la moins comprise du Juif iiioderne. Il ;i la h:iiiic du clirisliaiiisme et, spécialeriienl, de la icligimi calliolii[ue, de ce qui reste encore en elle d'idéal ascétique et de toutes les ver-

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tus qui ont leur principe dans la croyance en un « au delà. » Haine irroducliLile et afi;issante, qui d'ailleurs s'expli(iae autant par le souvenir des persécutions autrefois subies que ]>ar le tour d'esprit héréditaire de la race.

Ealin, et par sa philosophie et par sa dispersion à travers le monde, le juif est cosmopolite et internationaliste. Je ne le lui reproche point : il ne lui est guère possible d'avoir vraiment une patrie.

L'état d'esprit décrit par M. Maurice Muret \)ru[ n'être pas criminel. Môme, certaines parties en sont généreuses. La religion de la science, la foi au progrès, la soif de justice terrestre, l'iuimanitarisuie..., tous ces sentiments peuvent être exiilaleurs de vertu et créateurs de noblesse morale : cela déjtend de la qualité des âmes où ils se rencunlrenl.

Mais il est clair que, pris dans sa totalité, r« esprit juif » ne saurait nous être bienfaisant.

L'esprit juif veut et poursuit la destruction du catholicisme ; maislifi millions de Français sont nés dans cette vieille religion ; la plupart de leurs femmes et de leurs filles la pratiquent et y trouvent consolation et douceur; et, à ceux même qui ne la pratiquent point, elle sert souvent encore, à leur insu, de support moral.

L'esprit juif favorise l'utopie colleitivistc : mais celte utopie, barbare au fond, est un danger mortel

])Our notre libcrlt', pour noire industrie, pour notre vie nationale.

L'esprit juif est internationaliste et combat chez nous l'idée de patrie : mais, en ce moment même, le patriotisme des autres peuples se fait de plus en I)lus jaloux elvorace. En sorte que l'oubli des frontières serait, à l'heure qu'il est, un anachronisme meurtrier.

Culte de la science, foi au progrès, humanitarisme..., je ne sais comment cela se fai), mais, lorsque toute cette philosophie, d'ailleurs honorable, est déversée dans des âmes grossières et violentes, elle y devient quelque chose d'affreux, et ne semble bientôt plus que la justilication des appétits.

L'esprit juif est exactement celui de la francmaçonnerie : et c'est la franc-maçonnerie qui nous gouverne, et nous savons ce qu'elle est en train de faire de nous.

Enfin, dans tous les scandales do ces dernières années, dans toutes les « affaires » qui ont attesté la profonde corruption du régime, dans toutes les campagnes menées contre l'institution militaire, dans toutes les entreprises de persécution religieuse, dans toutes les aventures funestes à la France, il faut bien reconnaître que des juifs ont joué un rôle, et souvent le rôle le plus important.

Si donc un scrupule de critique aussi bien (|u un sentiment de charité chrétienne, ne me permettent pas de dire : « A bas les juifs ! » je dirai du moins

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Itiun voluiilitTs, après avoir lu le livre de M. Muret : « Périsse ou dorme chez nous l'espril Juil", tant que lesautresnatiiins européennes n'auront pas renoncé, elles aussi, à tout ce qui a l'ail jusqu'à présent la force des peuples ! »

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