UN POEME
J'appelle ainsi le livre de Léon Duiulel : Au iJin/s des J'iirlrini'iitrurs.
C'est de la grande satire, Imaginative et syinhulique, un peu à la la-ron des 'fraiji(jues d'Agrippa d'Anbigné, ou de certains chapitres de Swift, de Rabelais et de la Mi'nippéc.
Voilà quatre ans que nous sommes opprimés par le gouvernement le plus méprisable qu'on ait vu ^^/j depuis le Directoire. L'indignation, la liaine, le
'iftc'. dégoût nous sont devenus coutumiers, sans cesser de nous paraître neufs tous les matins. Nul, je crois, n'a exprimé ces sentiments avec plus de force que i^tT^ Léon Daudet, ni d'un style plus corrosif, ui avec une )^Jj,\ ■ fureur plus abondante. On goûte, en le lisant, un V' ■, plaisir de vengeance, — mallieureusement toute J A w, verbale.
VwCUtO La sensibilité délicieuse d'.\lphonse Daudet a pris, chez son fils aîné, un caractère de fougue et de lyrisme. L'auteur des Mortinolfs et de l'Astri; noii-vs[ mal à l'aise dans l'observation pure. Invinciblement il" traduit » les réalités t'ii images (|ui les syntiiéliseutet qui en font saillir violemment les signilicii-