‹ Théories et impressionsChapitre 23 sur 49 · UN POÈME U · texte numérisé non relu

UN POÈME U

(les « anarchistes ministériels », ni le paradoxe il'uu ministre de la guerre écoutant avec bienveilhuire le chant de ïlnli'niationali'...

Le poème de Léon Daudet n'est, en somme, que de la vérité traduite avec véhémence, et quelque peu systématisée. Il exprime fort exactement, sous une forme sijiipliliée, — etsavoureuse, — les sentiments de la plupart des F'rançais sur le gouvernement actuel.

Voulez-vous savoir le dénouement du drame ? Le pays, saigné à blanc, n'en peut plus. A la suite d'un nouvel impôt particulièrement inique, les Parisiens se soulèvent. La troupe, commandée par un général populaire, refuse de marcher contre 1' « émeute » . .Mors, les gouvernants appellent à Paris trente mille grévistes qu'ils font marcher contre la troupe. Les pauvres diables sont fauchés, pendant que fuient les parlementeurs. Le général s'installe au pouvoir. Le Itoi-Fumier et ses complices sont jugés, puis reconduits à la frontière... Tous les Français s'embrassent. Et la rente monte...

Il est inutile de dire que, malgré le dernier trait, nous réprouvons cette solution déplorablement anticonstitutionnelle. Mais nous ne refusons pas aux poètes le droit de faire des rêves, même illégaux et pervers...

illtUlUES KT IMPKES5IONS. i 11

SUR TIIEOGIUTE

A propos (l'une tr;idu<-liûii iiuiivulk', p;ir Raoul Pessonneaux.

11 est toiiLà l'ail singulier, vraiment, (|iie les idylles (le Théocrite et celles de Uacan, de Segrais, de Fontenelle, de (îessner, et les bergeries du dix-iiuitièiiie siècle, passent ijuur appartenir au nKi'ine genre, et (pie ceci, ni('me à travers beaucoup de si(>cles, ail i'Aé produit par cela.

Les bergers de nos Bergeries sont vertueux et philosophes. La iiluj)artdes bouviers et des chevriers de Théocrite sont querelleurs, brutaux, vanlards, menteurs, narquois, cyniques dans leurs propos, quel- (piefois voleurs, l";t toute leur philosojdiie consiste dans des proverlies et dictons populaires, d'un caract(^u'e étroitement r(''aliste.

Les bergers de nos Hergeries sont des amoureux d(''cenls et transis, d'une sensibilili!- fade et niaise. Les pâtres de Théocrite, et ses paysannes ou bourgeoises campagnardes, connaissent toutes les afl'res et toutes les fureurs du plus dih'oraiil amour physique. EcoutezSimélha {Lm Miuiicieniirs] : « .le le vis, ma tèle s'égai'a, Je fus atteinle dans l'ànie, mailifureuse 1... .le m; vis plus rien de la cérémonie. Je n'ai ]ias même su comment je retournai à la mais(Ui.

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