‹ Théories et impressionsChapitre 3 sur 49 · L.V lIlKuniE KOV.VLISTE · texte numérisé non relu

L.V lIlKuniE KOV.VLISTE

les iiislitiilions liumaines d'après l.i raison seule, l'application des méthudes malbéiiialiiiiics à la politique et à la inorale, le catéchisme des droits de 1 liomme, et tous les dogmes anarchiques et despotiques du Conlriit social. » — Chez la bourgeoisie d'abord, la théorie révolutionnaire « prend des accroissements rapides, une àprclé soudaine, et, au bout de quelques années, se trouve la maîtresse incontestée de l'opinion ». — « A ce moment et sur son ap[>el, surgit un autre colosse, un monstre aux millions de tètes... tout un peuple... subitement décluiiné contre le gouvernement dont les exactions le dépouillent, contre les privilégiés dont les droits l'atTament, snns que, dans ces caiiipaijnes discrlces pur leurs pulrons nalurels, il se rencontre une aulorilé surcivanle, sans que, dans ces provinces pliées à la cenlralisalion mécanique (déjà), il reste un groupe indépendant... sans que tant de bonnes volontés et de belles intelligences puissent se défendre contre les deux ennemis de toute liberté et de tout ordre, contre la contagion du rêve démocratique qui trouble les meilleures tètes et contre les irruptions de la brutalité populacière qui pervertit les meilleures lois. »

II ressort de là que la plupart des gentilshommes du dix-huitième siècle et le roi lui-même (et que dire des bourgeois '?) n'eussent rien compris à la théorie positiviste de la royauté traditionnelle. La

vérité, c'est que la monarchie a cessé d'être parce qu'elle avait cessé de se concevoir elle-même comme la conioit M. Maurras, parce qu'elle avait à peu près perdu l'inlclligence, je ne dis pas de son devoir, mais de sa fonction.

Aucuns disent qu'elle avait commencé à la perdre depuis très longtemps, — qui sait ? depuis Philippe le Bel, — et qu'elle l'avait presque entièrement perdue depuis Louis XIV. M. Charles Maurras nous jiroposo diinc de renouer la tradition, non seulement pai'- dessus tout le dix-neuvième siècle (car enfin c'est la Restauration ([ui nous a donné le parlementarisme), mais par-dessus deux ou trois cents ans. La coupure est trop large et trop profonde. Et voilà la première difficulté.

M. Maurras dira : « Cela est possible si on le veut ; et on le voudra parce que c'est le salut. » Mais si on ne le veut pas ? — M. Maurras dira encore : « Le descendant des rois de France a reconnu l'erreur des derniers rois. Il a reconquis la notion vraie de la royauté. Il sera aussi sérieux et plus clairvoyant que les autres monarques d'aujourd'hui, qui sont tous des gérants très attentifs et très consciencieux du domaine qui leur est confié. Il instaurera la moi.archie sciontilique. Bonald et Comte, Taine et Le Play, Bal/.ac et lii'uan tiirniiTont son conseil royal. »

A la bonne heure; mais, pour nous convaincre de celte merveille, il faudrait déjà qu'il fût roi ; et il no lest pas.

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