‹ Théories et impressionsChapitre 41 sur 49 · L.V MdUT DE DANTON · texte numérisé non relu

L.V MdUT DE DANTON

faisait ("clore riiuinulicité. » Ils sont Ions dans li-tiit d'esprit de ces convives de Triiaalcion pour qui le inémenlo du squelette d'ivoire assaisonnait l'orgie. Us fêlent également la Mort et la Déhanclie, « ces deux bonnes scnurs ». Danton, avant de mourir, lit la Puri'llr de Voltaire, le pauvre homme ! Et, pour mieux iiiari[uer celte vii'ille parenté de l'juaour pliysique et de la mort, (ieorges Biicliner remplit consciencieusement son drame d'obscénités épouvantables. Elles alternent avec les plus beaux cris de révolte, de dégoût ou de désespoir, et parfois aveclcs plus merveilleuses fusées de poésie subite... J'ai déjà tant cité, que je n'ose plus citer encore. Et pourtant, je ne veux pas laisser perdre ce mot de Thomas Payne à Chaumelte : « Remarque cela, Anaxagoras : pourquoi est-ce ([ue je soull're ? C'est là le rocher de l'alht'isme. Lu plus légrrc conlractiuii di; il(iiil<'iii\ tu; s^exerçù-l-elle ijin' sur un alumc, uuvi'c du haut en bas une brèche dans la création, t

Ce drame obscur et furibond est donc plein d'éclairs. H (huine bien l'impression d'un détraquement de cervelles, — et de cervelets, — et d'une convulsion historique, l'impression de quelque chose de mystérieux, de fatal et d'énorme. Je ne sais si Miciielet a connu cette pièce : il l'eût aimée. Evidemment (jcorges Biichner fut un adolescent de génie.

Page 1