‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 11 sur 131 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Un médecin nous écrit : « L'extrait de belladone fait merveille chez notre jeune épileptique (huit ans). Depuis la première origine de la maladie, qui date du troisième ou quatrième mois de la vie, jamais on n'avait vu plus de quinze à dix-huit jours d'intervalle entre les accès. Depuis environ quatre mois qu'il fait usage de vos pilules, les crises se sont singulièrement éloignées, de très rapprochées qu'elles étaient, etc. »

Un pharmacien nous a mandé, il y a quelques semaines : a La petite malade à qui vous avez prescrit des pilules de belladone s'en est très bien trouvée : ses accès épileptiques ont cessé, etc. »

Un jeune homme de seize ans, à figure chlorotique, éprouvait, depuis cinq à six ans, des attaques épileptiques qui se renouvelaient à peu près tous les deux mois. Ces accès, caractérisés par la perte de la connaissance et l'écume à la bouchO; duraient environ un quart d'heure. Depuis cinq mois que le malade prend chaque jour vingtcentigrammes d'extrait de belladone, il n'a pas éprouvé le moindre accident épileptique. On a suspendu l'usage de la belladone pendant un mois, et on l'a remplacé par celui des pilules ferrugineuses, dirigées contre l'élément chlorotique. Nous aurions mieux fait de continuer la belladone, mais à demi-dose, tout en administrant le sous-carbonate de fer; car ces deux

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médications ne s'excluaient pas. 11 y a plus, d'après le nouveau principe que nous avons formulé dans notre Essai analytique et synthétique sur la doctrine des éléments morbides, etc. , nous aurions dû administrer chez tous les jeunes épileptiques quelque préparation anthelmintique conjointement avec la belladone. Voici à ce sujet ce que nous disons dans l'introduction de cet ouvrage qui vient de paraître : « Dans les épilepciies ou dans les affections convulsives épileptoïdes, ou tout autre accident spasmodique arrivant particulièrement chez les jeunes sujets, nous admettons constamment un second élément ou un élément extrinsèque, c'est à dire l'élément helmintique; que le malade ait ou non rendu des vers, peu importe. Si, suivant la pratique ordinaire dans ces sortes de maladies, vous n'admettez qu'un seul élément, soit convulsif, soit vermineux, vous vous exposez à ne point du tout soulager votre malade, parceque vous avez dirigé votre médication contre l'élément convulsif seul, et les accidents étaient le résultat de la présence des vers; ou, vice ver sa ^ vous avez combattu l'élément helmintique qui n'était pas la cause de la maladie, soit qu'il n'existât réellement pas, ou parcequ'il n'existait pas comme cause, mais comme pure coïncidence, ce qui est, à la rigueur, possible. Quoi qu'il en soit, vous échouez pour n'avoir fait

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