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PREMIÈRE PARTIE

qu'une seule médication, et le malade non soulagé vous échappe. Faites donc comme nous, même dans les cas les plus simples en apparence : admettez les deux éléments à la fois; attaquez-les par leurs médications respectives, et vous obtiendrez un résultat certain. Nous administrons toujours dans ces cas la belladone associée aux vermifuges, et un prompt soulagement en est l'efTct ordinaire, pour ne pas dire constant. Il faut donc toujours satisfaire simultanément aux indications fournies par les éléments morbides, quand ces indicationset les médications qu'elles réclament ne sont pas incompatibles et ne s'excluent pas.

Un de nos anciens élèves, médecin très répandu dans son endroit, nous a communiqué les deux observations suivantes :

« Au mois de janvier ISill, on conduisait i\ mon cabinet un jeune homme de vingt-un ans, tempérament lymphatique-sanguin, qui depuis cinq mois avait éprouvé, sans le savoir, quatre accès d'épilepsie. Son père, qui avait été témoin des deux dernières attaques, me raconta que le pauvre jeune homme était tombé comme s'il eût été frappé de la foudre et en poussant un cri. Sa figure devenait noirâtre ; sa bouche se couvrait d'écume ; tout son corps était convulsé et d'une raideur tétanique; le cou gonflé, la respiration très bruyante et la con-

naissance entièrement perdue. Les deux dernières attaques avaient eu lieu depuis trois semaines et pendant le jour. J'eus recours à la belladone, qui, à la dose de vingt centigrammes, à laquelle le malade était arrivé progressivement, détermina un dérangement assez notable dans la vue, ce qui fit abandonner le traitement, d'autant plus facilement que l'infortuné j^une homme ignorait son état. Un nouvel accès engagea la famille à voir un autre médecin. Les saignées répétées, les bains, la diète, le nitrate d'argent furent employés au grand préjudice du malade ; car non seulement l'état général cessa d'être satisfaisant, mais les accès revenaient tous les deux ou trois jours. Le sulfate de quinine échoua comme le nitrate d'argent. La famille, désespérée, abandonna tout traitement pendant quatre mois. A cette époque (onze mois après le début de la maladie), les parents vinrent me prier de reprendre le traitement. Je donnai la belladone à une dose très minime, et enfin progressivement à soixante-cinq centigrammes dans les vingt-quatre heures.

« A la dose de trente centigrammes, les accès commencèrent à revenir plus rarement; mais, en revanche, ils étaient terribles.

« J'oubliais de dire qu'à l'affection principale s'était jointe une sorte de somnambulisme qui re-

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