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QUELQUES PRINCIPES GE!\EUAUX

SUR LA MANIÈRE DE TRAITER LES MALADIES DES RELIGIEUX ET DES RELIGIEUSES A STRICTE ET ÉTROITE ORSERVANCE,

c'est à dire ceux qui se disllnguont par la sévirité de Unir rîgle cl raustérité de leur rOpime alimentaire : telles sont particnlièrenieiit les maisons de la Congrégation de la Trappe, celle de l'ordre des Chartreux, et, proportion gardée, toutes les communautés religieuses soumises au régime maigre et à des jeûnes plus ou moins fréquents.

RAISONS PHYSIQUES, PHILOSOPHIQUES ET MORALES DE LA SANTÉ ET DE I A LONGÉVITÉ DES PERSONNES QOl VIVENT DANS L'ÉTAT CÉNOBITIQUE.

Notre travail était déjà livré à l'impression quand la pensée nous est venue de faire ce petit appendice provisoire.

Nous avons cru qu'il ne serait pas inutile aux médecins qui sont appelés à soigner des religieux ou des religieuses, surtout de l'ordre de la Trappe, dont les maisons sont aujourd'hui déjà assez nombreuses, et dont l'inlluence morale et religieuse avec

les bienfaits des progrès agricoles se font tous les jours sentir et apprécier de plus en plus dans les points les plus importants de la France, et même à l'étranger.

Il y a plus, nous sommes persuadé que les supérieurs monastiques eux-mêmes pourront y puiser des lumières ou des données hygiéniques propres à se diriger dans la conduite qu'ils ont à tenir à l'égard de leur religieux malades, et à rendre par là leurs soins et plus éclairés et plus intelligents. Beatus qui intelligit super egenum et pauperem. (Ps. 40.)

Nous ne pouvons le dissimuler, ces sortes de personnes sont tous les jours exposées, entre les mains des médecins du monde, à subir des traitements très souvent peu en harmonie avec leur genre de vie débilitant, leurs antécédents dépressifs et particulièrement leur état de faiblesse ou d'épuisement actuel.

Si le colosse du physiologisme est déjà depuis longtemps renversé à Paris, il demeure encore debout dans nos bonnes provinces, où il semble que la capitale rejette et refoule constamment ce dont elle ne veut plus. On peut dire que presque en tout point, en frivolités, en goûts, en modes, en mœurs, voire même en médecine, les provinces reçoivent le mouvement et l'impulsion de Paris, c'est à dire qu'elles en sont ordinairement les fidèles échos, et

qu'elles en subissent quelquefois la capricieuse loi, pour ne pas dire l'onéreux joug. Le système de l'irritation universelle est donc fatalement dévolu aux départements, et y exerce encore, en certains endroits, son despotique empire. Il est donc important de chercher à en préserver particulièrement les communautés religieuses.

Une expérience de trente-trois ans de pratique de la médecine dans les maisons de la Trappe, chez les hommes comme chez les femmes, nous a appris qu'il faut traiter les uns et les autres d'une manière spéciale, et, quant au fond, tout en dehors des méthodes usitées dans le monde. Nous allons donc en exposer brièvement les principes généraux.

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