‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 17 sur 131 · PREMIÈRE PARTIE. /i · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. /i

Nous supposons que l'on ne découvre aucune autre cause probable que l'excessive susceptibilité nerveuse, ou que l'on n'a pu détruire celle que l'on a crue certaine ou probable. Dans cette hypothèse, notre principal traitement pharmaceutique consiste dans l'emploi des pilules suivantes :

Pr. Camphre 12 gram.

Assa fœtida 12 gram.

Extrait de belladone li gram.

Extrait aqueux thébaïque. ... 1 gram. Sirop de gonnne , quantité sullisante pour 120 pilules.

MODE d'administration.

Une pilule le premier jour, deux le second, et on augmente ainsi d'une pilule chaque jour jusqu'à six en vingt-quatre heures, deux matin, midi et soir, et deux heures avant les repas.

Voilà à peu près le seul remède que nous employons contre les attaques hystériques. C'est, selon nous, d'après un certain nombre d'observations, le meilleur modificateur du système nerveux des hystériques., Nous croyons que l'extrait de belladone est ici l'agent principal et peut-être le seul véritablement eiïicacc dans ces sortes d'aiïections ner-

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veuses, ainsi que dans toutes les maladies convulsives. On pourrait cependant associer à ces pilules une forte infusion de valériane et de feuille d'oranger, comme celle, par exemple, ci-dessus indiquée, page 26. On en prendrait un verre sur chaque dose de pilules. L'hystérie résiste généralement moins que l'épilepsie aux diverses préparations où entre l'extrait de belladone, et cela se conçoit aisément. Nous avons traité beaucoup moins d'hystéries que d'épilepsies par la belladone. Il n'y a d'ailleurs guère qu'une quinzaine d'années que nous employons cette solanée contre l'hystérie.

Voici un fait d'hystérie fort remarquable et même fort extraordinaire, guéri ou «uspendu par la belladone ; il nous a été fourni par un de nos anciens élèves : « Une fille d'un tempérament lymphatiquenerveux, mal réglée, fut atteinte à l'âge de vingtcinq ans d'accidents hystériques tellement extraordinaires, que non seulement ses voisins, mais même plusieurs médecins distingués les regardèrent comme provenant de folie. Cela est si littéralement vrai que la pauvre fdle fut pendant plusieurs mois enfermée dans un appartement d'où elle ne sortait point. Voici, du reste, en quoi consistaient les crises fréquentes qu'elle éprouvait.

« Au milieu d'une occupation quelconque, d'une conversation par exemple, elle s'arrêtait tout à coup,

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