‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 39 sur 131 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

à Agde, et tiré du. Journal des connaissances médicocldriirgicales.

u L'auteur n'a qu'une observation à citer, mais le succès a été complet et incontestable. Il s'agit d'un homme de cinquante-neuf ans, usé par les fatigues, et sujet depuis longtemps à des crampes d'estomac fort douloureuses. Plus tard survinrent des vomissements de matières glaireuses, qui, peu abondants et peu fréquents dans le commencement, le devinrent beaucoup plus dans la suite. Le malade perdit considérablement de ses forces et de son embonpoint, et se vit enfui cundanmé à un repos absolu. Les antispasmodiques calmèrent les symptômes nerveux, et un vésicatoire à l'épigastre suspendit les vomissements, mais pour huit jours seulement; et ils reparurent ensuite aussi abondants qu'auparavant. Ce fut alors que M. Faure prescrivit la poudre de Colombo à la dose de trente grammes à diviser en huit paquets, un paquet par jour en trois fois. Deux jours après l'amélioration était déjà notable. Le malade continua pendant quinze jours le môme remède, à doses toujours égales. Ce temps écoulé, la guérison fut complète. »

Il est aisé de voir que le traitement employé dans cette observation est exactement notre méthode, même jusqu'à la dose et jusqu'au mode d'administration.

114 THÉRAPEUTIQUE APPIIQUÉE.

Un jeune tonnelier, ne conservant plus qu'un reste d'embonpoint, entre à l'hôpital Beaujon, n'offrant d'autre symptôme que le vomissement, après chaque repas, de la plus grande partie des aliments qu'il a pris. Ces vomissements sont survenus à la suite d'excès de vin. On a employé successivement sans aucun résultat les sangsues, le sous-nitrate de bismuth à l'intérieur, les ventouses mouchetées sur la région épigastrique, la magnésie, l'eau de Vichy, trois petits cautères sur la région de l'estomac, etc. Enfin M. Martin Solon prescrit l'infusion de dix grammes de racine de colombo dans un litre d'eau, à prendre dans la journée. Les vomissements cessent immédiatement, et le malade sort guéri après cinq semaines de séjour. Il est évident que le colombo seul a fait cesser les vomissements. {Bulletin général de Thérapeutique.)

Cette observation est d'autant plus remarquable que le colombo a été administré sous forme liquide, en infusion abondante; car ici au moins il n'a pu agir comme poudre absorbante : ce fait donc, par la forme même du remède, n'en prouve que mieux l'incontestable vertu anti-vomitive.

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