‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 51 sur 131 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

plus affecté que l'autre. Dans le doute d'affection double, nous prélerons toujours le côté gauche, dans le cas, s'entend, où l'on se contente d'un seul cautère. Nous pourrions citer un très grand nombre de faits où l'emploi de tqm ces moyens réunis a été suivi des plus heureux effets, ou d'une gaérison parfaite au bout de quelques mois.

Nous appliquons assez rarement des vésicatoires au bras, et seulement après la suppression des exutoires pectoraux ; mais presque jamais nous ne commençons par là, bien que l'usage contraire semble prévaloir dans l'espèce. Nous voyons assez rarement ces vésicatoires au bras produire de bons effets, et souvent même ils semijlent nuire en fatiguant et en affaiblissant le membre par un commencement d'atrophie ; d'autres foi§ Ih débilitent et tirent sur /il poitrine , suivant l'expression des malades, par l'abondance de la suppuration, que le vulgaire, humoriste-né, est naturellement porté à augmenter encore.

Dans les cas où il y a abondance d'expectoration muqueuse ou puriforme sans fièvre ni chaleur cutanée, etc., nous donnons assez souvent tous les matins un demi-verre de jus de cresson coupé avec du lait, et une infusion d'hysope et de lierre terrestre ou autre infusion aromatique réputée expectorante ; ou même nous administrons nos poudres anti-

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asthmatiques-expectorantes, si à ces symptômes d'atonie pulmonaire il se joint une sorte d'oppression nerveuse (élément asthmatique) démontrée telle négativement par les données que nous fournissent la percussion et l'auscultation. Nous ne faisons jamais saigner du bras dans ces catarrhes pulmonaires chroniques, à moins qu'une complication phlegmasique ou pléthorique ne commande impérieusement ce genre de médication ; mais le plus souvent encore, dans ces cas, nous nous contentons de saignées locales à l'aide de sangsues ou de ventouses scarifiées, ou de sangsues à l'anus, etc., si toutefois l'état général le permet.

Ces sortes de catarrhes chroniques dégénèrent quelquefois en phthisie pulmonaire, ou du moins en revêtent exactement la forme extérieure. C'est cet état que, d'après les anciens, nous appelons phthisie catarrhale ou muqueuse, qui peut réellement conduire à la mort sans lésion organique appréciable de la substance pulmonaire. Bayle en rapporte deux exemples; Laënnec en cite un fait aussi. On distinguera cette plitliisie muqueuse de la phthisie réelle au moyen de la percussion et de l'auscultation ; et l'état d'intégrité des poumons fait assez pressentir quel sera le résultat de ce genre d'exploration combinée. Le traitement sera, quant au fond, celui de la phthisie véritable ; mais on insistera da-

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