DEUXIÈME PARTIE
vantage, dans la phthisie muqueuse, sur l'emploi (les toniques généraux, les préparations de quinquina, et des toniques spéciaux du système muqueux, comme les balsamiques, etc., si toutefois il n'y a pas trop d'irritation pyré tique ou phlegmasique.
Voici le résumé de deux ou trois faits d'allections (le poitrine réputées phthisies pulmonaires, à l'appui de la méthode ci-dessus exposée.
Une femme de vingt-sept à vingt-huit ans, dont lin frère est mort phthisique à l'âge de vingt-deux à vingt-trois ans, éprouvait depuis environ un an tous les symptômes ou caractères extérieurs de la phthisie pulmonaire arrivée à la troisième période : toux l)resque continuelle avec insomnie ; fièvre hectique continue, pouls cent à cent dix ; sueurs nocturnes, oppression considérable avec râle ; expectoration abondante; grande maigreur, etc. Son médecin avait déclaré qu'elle était phthisique et qu'elle succomberait infailliblement. Notre traitement ordinaire fut prescrit avec un caustique de Vienne au dessous de chaque clavicule. Quelques mois après, on remit deux nouveaux cautères du côté qui paraissait le plus affecté. Aujourd'hui cette femme, depuis un an, jouit delà plus brillante santé, et même elle a pris beaucoup d'embonpoint.
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puis un ail d'une alîection de poitrine revêtant la forme extérieure de la phthisie pulmonaire au deuxième degré, pirésenta à notre observation les symptômes suivants : toux forte et fréquente accompagnée de beaucoup d'expectoration; oppression, dyspnée notable ; fièvre lente ; maigreur, dépérissement général, etc. Traitement : Un cautère par le caustique de Vienne au dessous de chaque clavicule; gelée de lichen et 5 centigrammes d'extrait de belladone, matin et soir. Régime approprié, moitié animal et moitié féculent et lacté. Au bout de cinq semaines, tous les symptômes ci-dessus énumérés avaient disparu, excepté la toux. La fièvre et l'oppression ayant cessé, et le malade, ayant pris des forces et un commencement d'embonpoint, avait repris ses travaux habituels. Ne le considérant pas encore comme absolument guéri, vu la persistance de la toux, nous avons maintenu tout le traitement, c'est à dire les deux cautères avec la belladone et le lichen.
Il y a quelques mois, un jeune homme de vingt et quelques antkées fut pris d'une toux sèche, profonde, creuse et caverneuse ; de faiblesse, d'oppression et d'une grande et subite maigreur. Pour tout traitement , nous prescrivîmes un régime animal avec deux cautères au dessous des clavicules, sans aucun remèdeà l'intérieur. Un mois environ après.
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retour des forces et de l'embonpoint normal, cessation presque absolue de la toux. Le malade, se croyant tout à fait guéri, supprima Ses deux cautères. Cette suppression brusque et imprudente fut ])ientôt suivie du retour de la toiLx et de la maigreur. Rétablissement d'un large cautère thoracique, qui, au bout de quelques semaines, est suivi de la cessation de la toux et du retour des forces et de l'embonpoint. Bien que la guèrison paraisse assurée, le cautère sera maintenu encore pendant six mois, c'est h dire pendant tout l'hiver. Un de nos anciens élèves, actuellement praticien distingué en Afrique, ne s'est guéri de la phthisie pulmonaire réelle ou apparente qu'à force de cautères sur la poitrine. Nous pourrions citer encore plusieurs autres faits sinon d'une parfaite guèrison, du moins d'une prompte et notable amélioration.