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DEUXIÈME PARTIE, Ifil

ticle : « Les succès obtenus par Magennis sont si étonnants qu'en vérité on est obligé de concevoir de la méfiance sur leur exactitude, quoique le mémoire de cet auteur décèle à la fois un bon observateur et un praticien très judicieux. Si les observations détaillées dans ce mémoire étaient tronquées, on pourrait croire qu'il y a eu bien des erreurs de diagnostic, mais beaucoup de ces faits sont très développés; d'autres, qui sont assez courts, contiennent tous les symptômes propres à la phthsie ; il n'y a donc pas de doute sur le caractère de la maladie traitée par Magennis ; aussi engageons-nous les médecins h essayer de nouveau la digitale contre la phthisie.»

Enfin, il nous reste encore à faire l'essai thérapeutique des nouveaux moyens employés par M. Pereyra, médecin de l'hôpital Saint-André, à Bordeaux, et de M. Dupasquier, médecin de l'Hôtel- Dieu de Lyon.

Le premier vient de préconiser, contre la phthisie pulmonaire, l'huile de foie de morue, une cuillerée à bouche matin et soir (18/i3). « Depuis le 1" mars 1841, il a reçu cent quarante-sept phthisiques dans ses salles ; sur ce nombre quatre-vingt-dix-sept sont sortis, quarante-trois sont morts, et sept restaient en traitement à l'époque où il écrivait. Ce résultat tout à fait inouï est bien digne d'attention ; l'auteur

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lui-même, par son caractère, par sa position, par son tî^Jenf, est cligne de toute attention. » [Bulletin (jcnéral de Thérapeutique médicale et chirurgicale, juillet 18/i3.)

L'autre médecin, M. Dupasquier, aous propose, comme remède d'une grande ejTicacité dans le traitement de la phthisie, le prpto-iodure de fer. « 11 résulte de ses observations que les propriétés thérapeutiques de ce médicament, étudiées chez les phthisiques, se résument toutes en une action à la fois tonique, astringente et résolutive. Gomme tonique, le proto-iodure de fer relève toutes les fonctions et surtout la digestion, l'hématose et l'assimilation ; comme astringent, il fait cesser la sécrétion exagérée de la muqueuse bronchique et les sueurs nocturnes ; enfin, comme résolutif, il provoque la résorption des produits orgapiques déposés dans le parenchyme pulmonaire ; il favorise et hâte peutêtre la cicatrisation des cavernes.

0 MOPE D'ADMIMSTEATION DU PROTO-IODCRE DE FER.

f( C'est ordinairement par quinze gouttes (un gramme) que l'on commence l'administration du remède. Chez les sujets très jeunes pu considérablement affaiblis, l'on ne commence que par dix et même cinq gouttes.

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