DEUXIÈME PARTIE
du vésicatoiie : Un homme d'un tempérament lymphatique-sanguin présente tout l'avant-bras et la main énormément gonflés, durs, rénitents, avec une teinte légèrement rosacée, douleur très vive augmentant à la moindre pression. Cataplasmes émollients, point de soulagement ; vingt-cinq sangsues, augmentation et extension de l'inflammation; vésicatoire au centre du phlegmon, cessation de la douleur au bout de douze à quinze heures, et guérison au bout de vingt-quatre. Le membre était devenu flasque et œdémateux sans nulle douleur.
Autre fait : Un homme à peu près dans les mêmes conditions physiques offre toute la jambe gonflée, dure, rénitente, très douloureuse et luisante. Un large vésicatoire est appliqué au centre de l'inflammation, et le lendemain tout le mal est dissipé.
Deux mots sur le panaris. Un de nos anciens élèves, M. le docteur ***, nous a assuré, il y a quelque temps, qu'il prévient constamment le développement des panaris à l'aide de l'onguent suivant : Pr. onguent napolitain, deux parties ; extraits aqueux d'opium et de belladone, de chaque une partie. On recouvre la partie malade d'une couche épaisse de cette pommade et d'une compresse fine. On fait de temps en temps quelques légères frictions pour favoriser l'absorption, et ordinairement en vingt-quatre heures l'inQanmiation est avortée. Ce médecin en a
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fajt d'abqrd rç§sq,i sur l^i-mêipp ayeç w\} ijifeGcs cqpplct, I] affirme avoir employé çe^e méthode une quarantaine dp fois et toujours avep Ip raôi):|ç ava,ntagç, Npi|s ne pouyons encore pronopcer défuiitivçr mfiiit ^r sp, Y^le^r pratique, car np^s ng V^^VOfis ppint encore q-^sez çxpériui^ntée, Voipii Gependa,pt defjx fajts qui viennent à l'appui dp reiïïcc^çité 4p cette méthode sédative et abortive : Tumeur pblpgn^pne\ise dp tout le pouce, occupatu les dpux articy,- Iq^ioBS, s^rvenijp spontanément- depuis deux jqufs : douleur très y'i\^% ^of(\BS p^lsatipns ç|a,ns la partie malade, iqsQfïitiie cppiplète. Ce panfiris ^Qus parut un c}ps plus graves dans son espècp que nou,s ayons encore rencontré, ^^ous crûmes la suppuration inévitable, Sj-irtout si l'on se fût |)ovné aux baijis et aux cataplasipes émoUipnts, qui, ^Qlpn upqs, fayprispnt toujours le déyeloppernent phlegniopeux et la suppuration eu apppjant Ip sang dans la pai'tie enflammée. Que fallait-il faire pn présence d'un mal av^si^i formidable? Plusieurs moyens se présentaient : 1" les sangsues appliquées en nQmb,rp ponsidérablc; 2° l'incision prpfondp, débridante ; 3° la caut^risa:tion avep la pierre à cautère ou le çaustiqnp de Vienne i 4° le? réfrigérants non interrompue ; 5" l'onguent napolitain seul çt à forte doge 5 0" enfin jp, méthode en question ou la pommadp sédative, et c'est ce dernier moyen que nous ayofts pipployé.