‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 69 sur 131 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Piï vpiei la formule :

Pr. Onguent napolitain ou onguent

niercuriel double .... 8 grani.

Extrait de belladone. . . . li grain.

Opium. . » Il gram.

Mêlez exactement.

Tontus les parties, gonflées et douloureuses lurent recouvertes de la tQ(,q,Iilu de pcttc pommade (seize grammes), et toutes les ^ieu|"es on fit de trùs légères frictions pour fayoriser l'abspvptio;n. Le brag fut mis en éG^iarpp de ma,niùrc qi^e la main l'ut maintpnue beau- CQyp plus élevée que le coudp. Ppu.x heurps après il y avait déjà un pcy de soulagement, et quelques heures de sommeil la nuit suivante. Au bout de vingtquatre heures, le gonflement, la tension et la douleur' avaient beaucoup diminué. On rafraîchit encore 1g topique avec quelques graran(ips d'opguçnt n?ipQlitaiû et cVe?itrait de belladone, etdeu^K; ovi trois jours après la guérisp« était complète.

Autre fait : C'était un énorme panaris ou plutôt; un gonflement considérable de la main (phlegmon) , rénitent, rougeâtre et très douloureux. Ce mal, fort grave et qui paraisssit devoir se terminer nécessai-

rement par la suppuration, a été arrêté en un jour et demi par la même médication abortive.

Jusqu'à présent nous n'avions employé, à titre de moyen perturbateur et abortif, que l'onguent napolitain et les réfrigérants, c'est à dire la glace et la neige, ou des immersions incessantes de la partie malade dans l'eau très froide, à laquelle on peut ajouter du sel ordinaire. On a soin détenir élevée la partie affectée, parceque, comme on sait, toute position déclive de la main favorise nécessairement le développement du panaris. Nous avons obtenu quelques succès par ces deux moyens, et surtout à l'aide du dernier ou des réfrigérants.

Quant à l'opération chirurgicale, nous avons assez souvent préféré la cautérisation à l'incision, comme moyen moins effrayant et moins douloureux, surtout chez les femmes et les personnes très nerveuses. Nous employons aussi, d'après les docteurs Carré et Barbette, la cautérisation au moyen de la potasse caustique, pour détruire ce qu'on appelle Vongle incarné (onyxis). On l'applique avec du sparadrap à la racine de l'ongle du côté malade. Cette méthode est très probablement la meilleure connue jusqu'à présent.

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