TROISIÈME PARTIE
tion digestive et n'avait permis aucune espèce d'alimentation. Mais il y a plus ; la médication pharmaceutique, ou le traitement médical qui est l'objet de l'alimentation exploratrice, a été employé en vain. Et en effet les antiphlogistiques actifs, consistant en plusieurs applications de sangsues à l'épigastre^ ou sur l'abdomen, ou à l'anus, la diète ou une alimentation très ténue, les boissons douces et acidulés, les émollients de toute espèce, tout cela, n'a exercé aucune influence favorable sur la marche de la maladie ; et dès lors on pouvait raisonnablement croire qu'une méthode contraire, légèrement tonique et calmante, produirait un meilleur effet, et c'est ce qui est arrivé.
Maintenant, s'il est vrai que la thérapeutique soit le crilîriuni de la nature de la maladie, il faudra en conclure que, dans le cas dillicile et complexe que nous examinons, il n'y a point de gastrite chronique, mais un élément atonique, plus un élément nerveux, c'est à dire la variété de la gastro-atonie, caractérisée par les vomissements, jointe à une excès-, sive sensibilité nerveuse de l'estomac. Il fallait donc, en dernière analyse, s'arrêter aux éléments atonique et nerveux, et s'attacher à remplir les indications fournies par ces deux principes morbides ; c'est ce qu'on a fait par les calmants, les opiacés et (|uclqucs préparations toniques spéciales, comme la
2%à THÉUAPELTÏQIE APPLIQUÉE.
préi)aratioii de colomlx), etc. Naus pensons que vsi la glace avait été prise la giiérisoh en eiU été plus prompte encore.
Cette observatioiî noua rappelle, enti'e un grand nombre d'autres cas, un fait assez récent de gastroajonie primitive, ou suite peut-être d'une gastrite cJironique, chez une jeune dame très mal ou point réglée. Elle était faible, pâle, languissante et incapable de devenir mère, parcequ'elle était épuisée l>ar un long traitement fastueusement qualifié de physiologique^ la dicte, les laitages, les ])oissons gommeusos, et surtout des sangsues en grand nombre, dont on réitérait souvent l'application pour combattre une douleur d'estomac qui ne cessait jamais, quoiqu'elle se modérât momentanément par les saignées locales. Cette épigastralgie, par un excès de susceptibilité nerveuse générale et locale, augmentait considérablement par la pression manuelle. Nous avons traité cette malade par nos pilules toniques ordinaires (voir p. 225), en commençant par une dose très minime et exploratrice ; on y a ajouté quelques pilules calmantes d'extrait aqueux thébaïque, un régime tonique, bouillon gras, jus de viande, et la malade n'a pas tardé, sous i'inftuenoe de ce traitement, à reprendre des forcea, de la fraîcheur, à se rétablir en un mot, et à devenir mère.
Enlin un dernier moyen que nous employons avec