‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 81 sur 131 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

focaucoup d'avantage, c'est la glace. Ce puissant tonique sédatif nous rend depuis quelques années les plus grands services. C'est encore particulièrement chez les femmes que son action a été le plus prononcée. Une jeune dame entre autres, atteinte d'une gastro-atonie au dernier degré, réduite à un ^^y.

état de marasme presque squelettiquc, ne mangeant presque plus, ne digérant rien, désespérant de pouvoir jamais recouvrer sa santé totalement perdue, pensait sérieusement à faire ses dernières dispositions. Tous les genres de traitements avaient échoué, même les plus toniques, que l'on avait pu tenter d'autant plus impunément que la malade n'accusait jamais aucune douleur d'estomac, ni par l'ingestion des médicaments ni par celle des aliments. Ce viscèi*e paraissant insensible à Ce genre de stimulation, nous crûmes que ce défaut de sensibilité organique était l'effet d'un relâchement extrême de lamuquçuse gastrique, ou plutôt que ce manque d'innervation avait déterminé ce relâchement de la muqueuse, ou que celle-ci était le siège d'une stase sanguine, variqueuse ou pléthorique, et que la maladie était, comme dit le vulgaire avec plus de vérité ipcxit-tiTe^itnr&ritable ccliaufj'cînent d' estomac. Quoi qu'il en soit, toujours est-il qu'après avoir essayé en vain toutes les médications toniques et calmantes nous n'avons trouvé qu'un seul remède vraiment

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efficace ; c'est la glace, qui a excité l'appétit et les fonctions digestives, et par là la malade s'est rétablie peu à peu, a pris des forces avec un certain embonpoint, et se porte fort bien aujourd'hui. La preuve que ce mieux obtenu était l'effet de la glace et non un résultat fortuit et coïncident, c'est qu'aussitôt que la glace manquait la malade retombait dans sa première faiblesse ou, selon son expression, dans SCS grands anéantissements, lesquels cessaient constamment sous l'influence du tonique réfrigérant. Elle a fini par en faire venir toutes les semaines d'une grande ville voisine. Depuis ce temps nous avons encore observé plusieurs autres faits fort remarquables et très propres à faire ressortir tous les bons effets de la glace, et entre autres le suivant.

Il y a quelques années, nous vîmes un vieillard qui ne prenait presque plus aucune nourriture, et qui ne quittait plus le lit. Il accusait une grande oppression , et paraissait dans un état d'anxiété tel que nous crûmes un instant à l'existence d'un hydropéricarde ; le médecin ordinaire avait même déjà pronostiqué une fin très prochaine. Tous les remèdes ayant été inutiles, nous fîmes administrer à ce malade de larges doses de glace, qui lui rendirent peu à peu l'appétit et les facultés digestives autant que son âge de quatre-vingt-quatre ans pouvait le permettre. Quelque temps après, une religieuse, qui

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