TROISIÈME PARTIE
l'esté au périnée. Nous avons attaqué ces engorgements naissants avec nos pilules de chlorure d'or, dont nous parlerons bientôt. Sous leur iniluence on a vu disparaître un léger engorgement axilkire , sans que les ganglions du cou aient paru subir aucun changement en mieux.
Sur ces entrefaites ont paru, d'après celles de M. Lisfranc, les observations remarquables de iM. le docteur Payan, d'Aix, sur l'hydrochloraie de baryte contre les scrofules actives. Ce remède est employé par l'auteur comme antiphlogistique contro-stimuiant, ou comme agent hyposthénisant avec le régime maigre. (Voir la licnic nu'(/iaile, n" de lévrier ISài.)
Le malade dont nous parlions tout à l'heure paraissant ofl'rir toutes les conditions de succès, nous lui fîmes subir le traitement du docteur Payan , en commençant par cinq centigrammes d'hydro-chlorate de baryte. Nous en avons successivement et rapidement porté la dose jusqu'à plus d'un gramme par jour, et, depuis plus de six semaines que le malade est soumis à cette nouvelle médication, nous ne voyons encore aucune marque d'amélioration , bien que depuis environ un mois il prenne près d'un gramme par jour d'hydro-chlorate de baryte. Mais laissons ce malade pour le moment, et revenons à l'ancien traitement stimulant et tonique. Peut-être avons-nous eu tort de l'abandonner entièrement
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pour adopter le traitement qui, depuis une vingtaine d'années, comme on sait, est devenu tout à fait de mode ; nous voulons dire les nombreuses préparation^ d'iode. Nous avons aussi beaucoup employé ce nouvel agent thérapeutique, quoique probablement bien moins souvent que M. le docteur Lugol ; mais nous sommes loin d'avoir obtenu d'aussi beaux résultats que cet estimable médecin. A la vérité nous avons vu assez souvent les symptômes scrofuleux se modifier, s'atténuer ou diminuer pendant l'administration des préparations d'iode ; mais ces effets salutaires nous les avions également déjà constatés autrefois en employant l'ancien traitement tonique. Assez souvent aussi nous avons remarqué chez les scrofuleux soumis au traitement d'iode , sinon un développement progressif, du moins un état stationnaire de l'ensemble des symptômes, sans aucune tendance vers la guérison. D'un autre côté nous avions déjà reproché le môme insuccès à l'ancien traitement. Ces variations ou ces oscillations thérapeutiques se font même remarquer quelquefois sous l'empire seul de la médecine purement hygiénique. Nous avons vu des engorgements jugulaires considérables plusieurs fois disparaître et reparaître spontanément sans aucune médication pharmaceutique.
Dans ce parallèle que nous venons d'établir entre