‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 90 sur 131 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

d'importance h ce point de nosologie générale, et nous pensons que les praticiens seront entièrement de notre avis. Poursuivons donc notre marche.

S) linniIF. ET CANCEU DE l'ESTOMAC. SYMPTOMES PRINCIPAUX.

Gêne, pesanteur presque habituelle , ou douleur sourde et profonde dans la région de l'estomac, qui se fait sentir à jeun, mais plus particulièrement après les repas ; aigreurs persistantes, flatuosités très fréquentes, et grande quantité de gaz tantôt inodores et tantôt fétides; de temps en temps les douleurs de la région épigastrique augmentent, et peu à peu deviennent continues ; il y a constipation ; les selles deviennent de plus en plus rares, ce qui commence déjà à caractériser davantage l'affection squirrheuse; légers vomissements, assez rares d'abord, de matières aqueuses , fdantes, visqueuses ou glaireuses, aigres ou insipides , et surtout le matin à jeun; dans la suite quelques gorgées d'aliments sont rejetées après les repas. Voilà les principaux

symptômes du squirrhe ou du cancer commençant de l'estomac. A une époque plus avancée, tous ces symptômes augmentent ; les douleurs sont beaucoup plus fortes; les vomissements deviennent plus fréquents; sont couleur de lie de vin ou de chocolat , de café ou de suie détrempée ; en palpant on découvre assez ordinairement dans la région épigastrique une tumeur dure plus ou moins volumineuse. La figure est jaunâtre, et offre le teint cancéreux ; le iiialade maigrit beaucoup, tombe dans le marasme : on sait le reste.

11 est très facile de confondre le squirrhe com raençant de l'estomac avec la gastrite chronique, et la méprise est très excusable. L'alimentation exploratrice n'apprend rien ici; les laitages et les farineux sont, comme dans la gastrite chronique, mieux supportés que le régime gras: heureusement les mêmes remèdes conviennent, dans la plupart des cas, à ces deux maladies, excepté cependant les saignées, que l'on ne doit employer dans le squirrhe que lorsqu'il existe un élément pléthorique. Voici cependant quelques réflexions qui pourront aider à distinguer ces deux affections :

L'état général, la forme extérieure des symptômes, la nature des douleurs et de la constipation, l'abondance des vents, les vomituritions glaireuses, lout cela doit faire incliner pour le squirrhe, sur-

Page 1