TROISIÈME PARTIE
phagédéniques , comme carcinomateuses, nous les attaquons par notre onguent oxido-hydrargyrique ( voyez page 216) , quelquefois aussi par l'onguent et la poudre de monesia mtroduits dans la matière médicale depuis quelques années, et déjà beaucoup vantés par quelques médecins. Nous n'avons point encore assez expérimenté ce nouvel agent thérapeutique pour pouvoir asseoir un jugement certain et définitif sur sa valeur et son utilité pratiques. Un de nos anciens élèves nous marque qu'il a employé le monesia, et nous dit qu'un de ses effets les plus avantageux est la rapidité avec laquelle on obtient la cicatrisation des plaies. De plus, ajoute-t-il, il réussit aussi très bien contre les ulcères de la bouche. Nous avons traité depuis un lupus vorax qui occupait tout l'extérieur du nez et qui causait de très vives douleurs. En moins d'un mois, il a été à moitié guéri et les douleurs calmées par la poudre et la pommade de l'extrait de monesia. On met d'abord une couche de poudre sur l'ulcère, que l'on recouvre ensuite d'une couche d'onguent demonesia fait avec quatre grammes d'extrait de ce végétal sur trente grammes de cérat ou d'axonge. Dans ce moment même, un autre fait se présente à nous ; c'est une aile du nez d'apparence tellement carcinomateuse que l'on n'y voyait guère d'autre ressource que l'ablation. Cependant la pommade de monesia, em-
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ployée d'après notre conseil, seulement pendant quinze jours, a suffi pour modifier cette grave affection, au point qu'elle paraît aujourd'hui presque entièrement guérie.
Nous ne parlons pas ici de la méthode escharotique, à l'aide de laquelle on détruit les carcinomes ou les cancers cutanés, comme la pâte arsenicale, le nitrate acide de mercure, de chlorure de zinc, d'antimoine et surtout le caustique de Vienne, que nous préférons à tous les autres ; cela est assez connu de tout le monde. Autrefois, nous ne nous servions que du perchlorure d'antimoine (beurre d'antimoine) et nous obtenions à peu près les mêmes résultats qu'avec les autres caustiques.
hydropirieb passives (asthénies du système lymphatjqtje absorbant).
En 1820 nous avions fait un petit travail sur la thérapeutique des hydropisies, uniquement dans le but de rendre plus complète l'instruction pratique de nos élèves. Cet opuscule manuscrit, d'une cinquantaine de pages environ, renfermait les différents traitements de toutes les hydropisies avec les modifications et les combinaisons appropriées à toutes les