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TROISIÈME PARTIE

complications et à toutes les nuances diverses des collections séreuses, ainsi qu'aux dispositions individuelles des malades. Ces méthodes de traitement étaient particulièrement fondées sur notre pratique ; car alors déjà nous avions eu l'occasion de traiter un bon nombre de ces maladies , et de presque toutes les espèces.

Trente années d'expérience nouvelle et toujours croissante, qui ont passé sur ce premier ti-avail, ont dû, ce semble, en augmenter et la valeur pratique et l'étendue matérielle; porter, par exemple, cette dernière h cent ou deux cents pages. 11 n'en est cependant pas ainsi pour ce dernier point, car ces trente ans d'observations et d'expérimentations nouvelles n'ont fait que réduire les cinquante pages au nombre fort modeste de quatre : quatre pages ont seulement conservé le principe ou la base fondamentale de tout ce travail. Or, cette base ou ce principe de thérapeutique, dans les hydropisies passives, se réduit pour nous à ceci :

Il fout toujours s'assurer une des voies de décharge dont la nature se sert d'ordinaire pour expulser les sérosités épanchées dans les cavités splanchniques. Comme, dans la curation des hydropisies, les évacuations séreuses ont lieu le plus souvent par les voies urinaires et les voies intestinales, il faut donc combiner les excitants des sécrétions urinaires avec

les excitants des évacuations intestinales ou alvines, c'est à dire les diurétiques avec les purgatifs ou les drastiques (hydragogues des anciens) sous une forme rapprochée et concentrée. De ce principe du mode ou de la forme pharmaceutique découle la conséquence que le régime alimentaire doit être sec, absorbant et tonique , essentiellement composé de viandes grillées, rôties, de pain grillé, etc.; d'un peu de vin blanc pour boisson, ou de vin rouge si le malade le préfère. D'après cela donc nous retranchons et nous proscrivons toutes les boissons aqueuses, et généralement toutes les tisanes et tous les apozèmes réputés apéritifs et diurétiques. Nous recommandons toujours aux malades de ne boire que le moins possible, et de tromper plutôt la soif, si elle devient impérieuse, au moyen de quelques fruits rafraîchissants, des oranges, des citrons, etc., d'un peu de vin blanc léger, un peu de poiré, de bière, etc.

Quant aux moyens pharmaceutiques, nous n'en connaissons pas de meilleur, de plus sûr et de plus efficace que le vin médicinal suivant :

Pr. Jalap concassé 8 gram.

Scille concassée 8 gram.

Nitrate de potasse 15 gram.

Mêlez.

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