‹ Thérapeutique chirurgicale des maladies du craneChapitre 18 sur 86 · II. — Les vaisseaux · texte numérisé non relu

II. — Les vaisseaux

Des vaisseaux, intra-craniens, il n'y a guère que i'arlère méningée moyenne, ses branches et les veines satellites qui intéressent le chirurgien.

Mais il importe, avant de les décrire, de dire un mot de la dure-mère. Celle-ci, dans la région temporale, appartient, en eflet, à ce qu'on a très heureusement appelé la zone décollaUe. Cette zone s'étend, dans le sens vertical, de la faux du cerveau aux petites ailes du sphénoïde et au bord supérieur du rocher; dans le sens antéro-postérieur, des apophyses d'Ingrassias à la protubérance occipitale interne. Dans tout ce territoire, très bien décrit par Gérard Marchant, la dure-mère se laisse facilement détacher du crâne par un épanchement sanguin.

On connaît, du reste, la loi qui préside aux rapports de la méninge superficielle avec la face cérébrale de la boite osseuse: partout où la table interne est lisse et dépourvue d'aspérités, la dure-mère lui est lâchement unie ; partout oii la table interne se hérisse d'apophyses et de saillies, la dure-mèi-e lui adiièrc solidement; telle, celle-ci se laisse décoller sans peine sur la voûte et les faces latérales, tandis qu'elle ne cède qu'à la divulsion sur la plus grande étendue de la base du crâne.

A. L'artère méningée moyenne. — L'artère méningée moyenne nait de la face interne du premier segment de l'artère maxillaire interne. Elle monte verticalement, derrière le col du condylo, vers la base du crâne, s'engage dans le trou petit rond, pénètre par lui dans l'intérieur de la boite crânienne, devient horizontale, se dirige en avant et en dehors

el bientôt se divise en deux brandies qui, loules les deux, clieminenL entre la dure-mère et la lace interne des os sur lesquels elles se creusent des sillons bien marqués [ner mires de feuilks de figuier).

Ces sillons, dont on trouve déjà la trace sur le crâne des enfants de quelques mois, deviennent plus profonds quand le sujet avance en âge ; les artères se construisent alors dans l'os, par leurs battements incessants, de véritables tunnels : on dirait, suivant l'heureuse expression de Gérard Marchant, que le vaisseau s'énuclée et s'isole de la dure-mère.

La branche antérieure se dirige en avant et en dehors, puis verticalement en haut, vers l'extrémité externe de la petite aile du sphénoïde et l'angle antéro-inférieur du pariétal (piérion) ; là, elle est reçue dans un véritable canal osseux d'où elle sort pour s'épuiser, sur la face interne du pariétal, en nombreuses ramifications destinées aux méninges. Le plus ordinairement, cette artère se divise en deux rameaux, l'un antérieur [méningée moyenne antérieure), qui remonte en avant et en dehors, le long de la suture coronale et en arrière d'elle; l'autre postérieur [méningée moyenne intermédiaire), qui se dirige obliquement vers le bord supérieur du pariétal, en passant sur la face interne de fécaille du temporal, sur le bord supérieur de cette écaille et sur la partie moyenne du pariétal, en arrière de la suture coronaire.

La 15RANC11E POSTÉRIEURE [méningée moyenne j^ostérieiire), moins volumineuse (|ue la précédente, se porte en arrière et en iiaul, vers l'angle posléroini'érieui- du [tariélal et se subdivise, comme elle, sur la facc! interne de l'écaillé temporale et de l'os pa-

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