NOTlUiNS A.NATOMIOl'IÎS
cl 7 cenlimèli'cs on iiioyoïine, le pli coui'hf!; à dix, le loljiilc (lu pli courbe,- au-dessus du couduil audilir, la scissure de Sylvius ; au-dessus du milieu de l'apophyse zygomalique, le cap de la troisième frontale.
Cette ligne naso-lamljdoïenne, qui suit la scissure sylvienne sur une longueur de iàO centimètres, est facile à tracer; elle sulfit, avec la ligne rolandique, pour la détermination présente de tous les points de l'écorce. »
On peut aussi, pour la délerminalion topographique des lobes et des circonvolulions, utiliser la saillie des bosses crâniennes; ainsi, contrairement à l'opinion émise par Feré, Poirier considère que le milieu de la bosse frontale, chez l'enfant comme chez l'adulte, correspond à l'union du tiers interne et des deux tiers externes de la seconde frontale. La bosse pariétale répond à la jonction du lobule pariétal inférieur et du pli courbe.
Tels sont les rapports des scissures et des lobes avec la boîte crânienne chez l'adulte : j'ai montré que les recherches des anatomisles n'ont pas abouti, même pour les points qui paraissent être les plus faciles à déterminer, à des résultats toujours identiques.
A plus forte raison, les chiflVes que j'ai donnés ne sauraient-ils s'appliquer à l'enfant, même d'une façon relative. 11 y a en etl'et, enire l'enfant et l'adulte, non seulement des différences proportionnelles à la taille et aux dimensions des organes, mais aussi des diil'érences spéciales qui ne lienneni point, comme on l'a dit, il des modilicntions dans la l'orme ou le volume l'especlif des lohes, mais (jui ressorlisseiit plut('il, comme fa indi(|ue Poirier, au develop|)ement de la boîte craniemu».
KAin-ORTS OSSliUX DES GANGLIONS 1£T DKS VENTlilCL'LES Ao
De celte intéressante constatation il y a une conclusion importante à tirer : c'est qu'il résul le de cette quasi-idenlilé de forme entre les cerveaux d'entants et d'adultes, que les mêmes procédés sont applicables chez les uns et chez les autres, à celle condition que ces procédés soient hases sur des chiffres exprimant les rapports respectifs entre l'encéphale et la boite osseuse qui le renferme.
Bref, chez l'enfant, la scissure de Rolando, comme chez l'adulte, est placée très en arrière de la suture coronale; les dislances rolando-coronales sont de 33 à 11 millimètres chez le nouveau-né. La scissure de Sylvius ne répond plus, comme chez l'adulte, à la sulure temporo-pariélale ; celle dernière descend, chez l'enfant, jusqu'à la deuxième circonvotuUon temporale, de telle sorte que la scissure de Sylvius est recouverte parla partie inférieure de l'os pariétal. Enfin, la scissure perpendiculaire externe est à 12 millimétrés au-dessus du lambda. En partant du lambda, on trouve, sur la ligne naso-lambdoïdienne, à G centimètres le pli courbe, à 9 le lobule du pli courbe.
Le procédé indiqué par Poirier pour trouver le point rolandique supérieur (moitié de laligne naso-inienne, plus 2 cenlimèlres) donnera donc toujours d'excellents résultats, quel que soit l'âge de l'individu.
3* Rapports osseux des {u;nnj>iions et des vciilricnles.
a. Ganglions. — Un plan verlico-lransversal, passant à 18 millimètres en arrière de l'apophyse orbitaire externe, rase la tête du noi/au intraveniriciilaire ; un plan passant pai- rexlrémilé du sillon rolandique donne la limite postérieure des couches optiques; un plan horizontal passant à 43 millimètres au-dessous
de la convexité de la lête donne la limite supérieure des noyaux gris.
Dana limite les corps gris centraux par trois lignes qui sont : 1° Une ligne allant du sommet de la scissure de Rolando à l'astérion; 2° Une ligne verticale élevée un peu en avant de l'origine de la scissure de Sylvius ; 3" Une ligne horizontale située à 43 millimètres au-dessous du vertex.
b. Ventricules latéraux. — Poirier est arrivé à les limiter par une série de coupes. Quatre plans les circonscrivent :
1° Un plan horizontal supérieur passant à o centimètres au-dessus de l'arcade zygomatique. 2° Un plan horizontal inférieur passant à 2 centimètres au-dessus de la même arcade. 3° Un plan verticotransversal passant à l'union du tiers antérieur et des deux tiers postérieurs de l'apophyse zygomatique. 4° Un plan verlico-transversal passant à o centimètres en arrière du sommet de l'apophyse mastoïde.
La pointe de la corne frontale est à 4 centimètres de l'endocrâne. LaLpoinfe occipUale, à 3 centimètres seulement. Quant à la corne temporale^ lieu d'élection des ponctions, elle suit la direction de la seconde temporale ; la cavité ventriculaire est recouverte là par une épaisseur de 3 à 4 centimètres de substance cérébrale.
4° Rapports osseux du cervelet.
Il est situé au-dessous de la ligne du sinus latéral, c'est-à-dire de la ligne qui, continuant l'apophyse zygomatique, aboutirait à la protubérance occipitale externe.
RAPPORTS OSSl',UX DES VAISSIÎAUX
5" Knpporis osseux des vsiisseanx.
a. Sinus de la dure-mère. — Le sinus longitudinal SUPÉRIEUR suit sensiblement la ligne sagittale; aussi l'aut-il, pour l'éviter, trépaner à 2 centimètres au moins en dehors de cette ligne.
Le PRESSOIR d'Héropiiyle répond à la protubérance occipitale externe.
Les SINUS LATERAUX, dans leur portion horizontale, correspondent, depuis l'inion, àlaligne courbe supérieure de l'occipital en arrière, à la suture pariétomastoïdienne en avant. Leur portion oblique est couverte parle tiers moyen de l'apophyse mastoïde.
Poirier divise la région mastoïdienne en trois parties : 0 le tiers antérieur de l'apophyse est pétreux, le tiers moyen est veineux, le tiers postérieur est cérébelleux. ))
Chipault, qui a fait sur l'anatomie de cette région mastoïdienne des recherches très précises, n'accepte pas la formule de Poirier. 11 divise la mastoïde en quatre quadrants par une ligne verticale passant par le sommet de l'apophyse, et une ligne horizontale passant par le milieu du méat auditif. Les deux quadrants postérieurs correspondent presque toutentiers au sinus latéral ; le quadrant antéro-inférieur répond à la pointe mastoïdienne; le quadrant antéro-supérieur, « le vrai segment chirurgical, non dangereux », est en rapport avec les cellules mastoïdo-pétreuseset avec l'antre pétreux. Quand le chirurgien a « dépassé les couciies superficielles du ti'ianglc chirurgical, il ne doit s'écarter ni en haut ni en arrière; c'est h^. plus sûr moyen de ne pénétrer ni dans la loge sinusale ni dans la cavité crânienne >•'.
Le SINUS DE Bresciiet correspond à la partie
48 [notions ANATOMlOriiS
moyenne de la l'ionlale ascendante et inarclie parallèlenienl à la scissure de Rolando.
b. Artère méning-ée moyenne et ses branches. — L'artèhe miLnin(;ée moyenne entre dans le crâne par le trou sphéno-épineux, se dirige en dehors et, après deux centimètres de trajet, se divise.
La branche antérumre et la hrandie moijeime naissent au niveau de l'angle postérieur du ptérion. La seconde se porte en arrière et en haut, à cinq centimètres en arrière de la suture coronale, puis devient tellement ■sinueuse qu'on ne peut plus préciser ses rapports. La première se porte plus directement en haut, à 5 millimètres en arrière de la suture coronale, dont elle s'éloigne peu h peu pour se placer, en haut, à 15 millimètres derrière cette mèiue suture. Près de l'angle ptérique, le sinus de Breschet est placé un peu en avant de la branche antérieure de la méningée moyenne; mais il se sépare hient(jt d'elle pour se porter en avant vers le bregma.
hubranchejwsférmirede l'artère méningée moyenne, née du tronc de l'artère à un ou deux centimètres en arrière du ptérion, croise la suture squameuse pour marcher parallèlement à la suture lambdoïde.
Tous ces rapports ont été bien étudiés et bien décrits par Gérard Marchant.
I*. — Comment «létoi'ui'iRîei', sni* le vîv«iii, an ti«î»verf« «les |!>ni>ties molle!»., une i-éjyfîon <Iuelleor»«nte tin eervewn?
Il existe à l;i surface du rràn(% des inégalilés. des saillies et des dépressions (jui sonl])()urle chirurgien des repères précieux. De ces repères, les uns se Irouvent avec la plus grande facilité après l'exploration la
LES Hl'TÈRES OSSEUX ÉVIDENTS 49
plus simple ; les autres, au contraire, moins apparents, échappent ordinairement à l'examen clinique et ne peuvent être découverts que par la mise en œuvre de procédés quelquefois assez délicats.
I ° Les repères évideiils.
Ce sont :
1° En avant :
a) Les bosses frontales^ beaucoup trop volumineuses pour pouvoir être utilisées.
^] La glabelle (Broca), ou bosse intersourcilière, située à l'intersection de l'axe prolongé du nez et d'une ligne traversant le bord inférieur du milieu
Bre^ma
d'après Cliipault.
des sourcils ; malheureusement, cette saillie est très variable et peut même manquer (î2 l'ois sur 10, Cliipault^.
-()Le point nr/sal [Poirier), dépression angulaire de la racine du nez, donL les dimensions sont encore trop variables pour en permettre l'utilisation constante.
o) Lej)oint sus-7iasal onaphryon (Woolongham, Chipault), plus fixe et situé sur une ligne horizontale tangente à lapartie supérieuredes arcades orbitaires.
2" En arrière :
a) La proluhérance occijnfale externe ou inion. Cette saillie, de forme variable, est située à 15 millimètres au-dessous d'une autre saillie, ordinairement moins marquée, correspondant à la suture épacto-occipitale.
En Taisant fléchir la tète, on obtient une tension du ligament cervical postérieur qui s'insère à l'inion, et conduit, pour ainsi dire, sur lui la main qui explore. (Poirier). On peut encore le chercher en suivant la ligne courbe occipitale supérieure.
3"' Latéralement :
a) Vaj)02)hijse zygomatique (Poirier, Chipault) parallèle au regard horizontal et toujours facile à déterminer.
(3) Le conduit auditif externe.
y) La fossette sus-auriculaire (Woolongham), petite dépression placée un peu au-dessous et en avant de l'insertion supérieure du pavillon de l'oreille.
S) Le iord postérieur de Vapopliyse ortitaire externe, dont les différents points ont été utilisés;
1. L'angle qu'il fait avec le bord supérieur de l'apophyse zygomatique;
2. L'angle droit ou obtus qu'il l'ait avec la crête temporale (Broca, Lucas-Clianqjionnière) ;
3. Le tubercule rétro-orbitaire, ordinairenuMii très saillant.