‹ Thérapeutique chirurgicale des maladies du craneChapitre 22 sur 86 · LES REPÈRES OSSEUX DISSIMULÉS · texte numérisé non relu

LES REPÈRES OSSEUX DISSIMULÉS

s) Les bosses pariétales^ dont la surface est Li'op larfi,e et dont les rapports sont trop variables pour que le eliirur^'ien puisse les considérer coninie un jalon séi'ieux.

\ln s'aidant des points de repère situés sur la ré^-ion médiane, on peut tracer une ligne nasoinienne; pour acquérir la certitude que, sur aucun point de son trajet, cette ligne ne dévie, il sera bon de mesurer, de place en place, la distance qui la sépare des ditTérents repères latéraux droits et gauches.

•2" Los repères dissimulé-s.

Ceux-ci sont formés par le carrefour des sutures; je le répète, leur siège ne peut être, d'habitude, précisé d'après une simple exploration. Ce sont :

1° Sur la ligne médiane.

a) Le hreijma^ qui, d'après Poirier, ne serait pas perceptible directement. Reste donc à le déterminer: on y arrive aisément. Si l'on a du temps devant soi, on se procure l'équerre flexible biauriculaire de Broca. Cette équerre est formée de deux rubans métalliques fixés à angle droit au niveau d'un tourillon que l'on njet dans l'oreille. On applique une des branches sur la face, de façon qu'elle touche sous le nez la lèvre supérieure. La direction de la longue branche étant ainsi déterminée, on entoure le crâne de l'autre branche de façon à la diriger vers l'autre conduit auditif. Au milieu de cette distance biauriculaire se trouve le bregma. Pris à l'improviste, le chirurgien pourra se contenter de passer, aussi droit f]U(! possible, un ruban métrique entre les deux conduits auditifs, en le dirigeant, bien

52 NOTIONS ANATOMIQUKS

enteïidu, perpendiculairemenL au regard horizontal, OU bien échancrcr une lame de cai'Lon oL la placer à cheval sur la tôle en faisant passer par les deux trous auditifs les cornes du croissant.

Les expériences de Féré et de Poirier ont démontré que ce plan biauriculaire, perpendiculaire à la direction du regard horizontal, passe non pas sur le bregnui, mais à 13 millimètres environ en arrière.

C'est là un détail très important et qu'il importe de ne pas oublier, car la situation du bregma sert à découvrir l'extrémité supérieure de la scissure de Rolando placée à lo millimètres en arrière de lui.

P) Le lambda est marqué par une dépression située à 7 centimètres environ au-dessus de l'inion.

Bre^ma

Fig. 8. — Points de repère de la surface du crâne, d'après Chipault.

2" Sur les parties latérales:

a) Vastèrion^ saillie peu marquée, placée un peu au-dessus du bord postérieur de la mastoïde (carre four pariélo-temporo-occipital) ;

ou IL FAU T THÉPANEn POl'H LES Sf.lSSUHKS oà

[î) Le sU'phanion, très diflicilc à pei'cevoir (carrefour où ahoulissonL la suture Leniporo-pariétale el la lit^-ne courl)e temporale supérieure).

C Quels siont les points précis où l'on

doit ti'épanei" poin' atteindre, « coup sùi-, telle ou telle région cérébrale V

iV. Seîssnres.

1° Scissure de Rolando.

a) Extrémité supérieure.

L'extrémité supérieure de la scissure de Rolande est assez facile à découvrir; une foule de procédés permettent de déterminer sa situation au travers des parois du crâne. Onpeut, suivant la métliode//ï^??«/«s6' (Broca, Lucas-Ciiampionnière), prendre le milieu de la ligne biauriculaire et trépaner à trois centimètres en arrière de lui ; ou bien, à la façon des Alleinmuïs (Bergmann, Meckel), élever une perpendiculaire passant par le bord postérieur de l'apophyse mastoïde et ouvi'ir le crâne au point oùcette lif^ne croise la suture sag-ittale ; ou bien enfin, à l'exemple des Anglais et dcf^ Amérimins (Horsley, Anderson), mesurer la moitié de la distance f:,labello-iniaque et opérer \m pouce (au maximum) en arrière. Toutes ces méthodes sont bonnes ; le mieux esl, Je crois, de les contrôler les unes par les autres. Au résumé, comme dit Poirier, l'extrémité supérieure de la scissure de llolatido est située, sur la lif:;nc sagittale, à J8centimèlrcs (In point nasal.

lixTI!É.\in'É LNKÉHIEl'Ill':.

Les procédés imaginés pour déconvrii' l'extrémité inl'éri(!ure de la, scissure de Kolando sont inm)m-

O-l. NOTIONS ANAïOMIQUES

brables el, pour la plupart, beaucoup plus ingénieux que pratiques. On a inventé, à cet effet, des cyrlomètres, des goniomètres, des encéphalomètres de toutes sortes; et, au total, le mieux est encore d'utiliser la métiiode de Lucas-Championnière ou bien celle des Allemands heuretisement corrigée par Poirier. Lucas-Championnière trace, à partir de l'apophyse orbitaire externe, une ligne horizontale de 7 centimètres; sur l'extrémité postérieure de cette ligne il élève une perpendiculaire de 3 centimètres; au sommet de cette verticale est située l'extrémité inférieure de la scissure de Rolando.

Voici, maintenant, le procédé de Poirier : « Reconnaître et tracer au crayon l'arcade zygomatique; élever sur cette arcade une perpendiculaire passant juste au-devant du tragus dans la dépression pré-auriculaire et compter, à partir du trou auditif, 7 centimètres sur cette perpendiculaire. » Ces deux méthodes sont fort simples et le chirurgien trouvera toujours dans l'une comme dans l'autre un guide très suffisant.

2° Scissure de Sylvius.

Les procédés imaginés pour permettre la découverte de la scissure de Sylvius sont moins nombreux et moins compliqués. Celui de Reid est très facile : il consiste àtrépaner sur une ligne allant de trois bons centimètres en arrière de l'apophyse orbitaire externe à deux petits centimètres au-dessous de la bosse pariétale. La branche ascendante de la scissure prend origine à deux centimètres en arrière de l'extrémité antérieure de cette ligne. La méthode de Poirier est très simjile aussi, et plus exacte : elle consiste à tirer une lign(^ nas()-land)doïdienne, parlant du fond de l'angle fronto-nasal et rencontrant la suture sagittale

ou a FAUT TRÉPANER rOUR LES LOliES

à 1 fciUi mètre au-dessus du lanAda.. Celte ligne, qui passe à (1 centimètres au-dessus du méat auditif, est la vraie Jiiine si/lvienne^ puiscju'elle poursuit la scissure de Sylvius sur un parcours de 4 à 6 centimètres, qu'elle raso la partie inférieure du lobule du pli courbe à dix centimètres du lambda, et enfin qu'elle traverse la base du pli courbe ù, 7 centimètres du lambda.

3" Scissure perpendiculaire externe.

Elle est placée sous le lambda, un centimètre audessus environ, et se dirige vers l'astérion ; j'ai montré déjà comment on peut trouver ces deux points de repère.

B. Lobes et sillons sccouilaires.

Rien n'est plus facile, quand on connaît déjà la topograpbie des scissures et qu'on peut dessiner sur la surface extérieure du crâne le contour des lobes, que de déterminer la situation des sillons qui séparent leurs difîerentes circonvolutions.

1° Lobe frontal.

Le sillon pré-rolandiqîie est parallèle à la scissure de Rolando et situé à 2 centimètres en avant d'elle.

Le 2)remier sillon frontal suit une ligne qui, parallèle à la suture sagittale, se détache du trou sus-orbitaire.

Le second sillon fronlrd cxnn-espond à la partie antérieure de la crête temporale.

Les pieds de \n.premiere etde la Iroisièmefronfales sont aux extrémités supérieure et inférieure de lafroutale ascendante; le pied de la seconde frontale n'est pas au milieu, mais à la jonction du tiers inférieur et du tiers moyen; il fait un peu saillie en arrière.

50 NOTIONS A.NATOMIOLES

2° Lobe pariétal.

Le siUon rcfro-rolandique est à 2 rLMilimrli-es en arrière de la scissure de Rolando.

Le sillon inlerjxirU'lal cf»mn)ence donc à 2 cenlimèLres en arrière de la scissure de Uolando. au niveau de son tiers moyen, el de là se ixu'te en haut dans une étendue de 2 centimètres et demi, pour se diriger ensuite en arrière.

Les deux tiers supérieurs de la parièiaU asceiulcuife ■donnent naissance au larg'e pied de la jirernière IKtriètale^ séparée par le silbui interpariétal oblique en haut et en arrière, de la deuxième iKirièiale qui, étroite à son origine, s'élargit en arrière et se subdivise.

Cette seconde pariétale {lohide du pli covrlic rù^onà à la bosse pariétale; elle est située sur la ligne nasolanibdoïdienne, à 10 centimètres du lambda.

Le ])li de passage tenq^oro-pariétal postérieur ro/^r/^e) est situé à 2 centimètres en arrière du point où se croisent la ligne rolando-aslérique (allant de l'extrémité supérieure de la scissure de Rolando à l astérion) et la ligne orbito-lambdoïdienne (allant de l'angle orbito-temporal au lambda!. On le trouvera plus simplement sur la ligne sylvienne de Poirier, à 7 centimètres du lambda.

3° Lobe temporaL

Le sillon jiaraUèle est de 12 à lo millimètres situé plus bas (jue la scissure de Sylvins: le second sillon ienqwral, à 3/-4 de pouce au-dessous du sillon parallèle.

Avec ces données on ixuil ii'ouver iacilenuMil les circonvolulions lemporales : la plus impiu'lante, la seconde Icnrporale i^elle est le siège treipienl des abcès consécutii's à l'otite nmyenne), est i)l;.icée à

ou IL l-'AL'T TRKPANKR l'OUR LES CENÏHKS 0 1

;{ cenlimMfos au-dessus du méat audiliC, comme l'a niDuliH' Poirier.

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