C. Ceiilres corticaux
1° Membre inférieur. — Le centre cortical des mouvements du memlirc inférieur est situé sur le tiers supérieur de la ligne rolandique. C'est là qu'il faut [ri'paner, en ayant soin de réserver entre le vertex et le champ opératoire une distance de 2 centimètres pour éviter à coup sûr le sinus longitudinal supérieur.
2" Membre supérietir. — Le centre cortical des mouvements du membre supérieur est situé sur le tiers moyen de la même ligne; il faut trépaner un peu en avant d'elle pour atteindre la frontale ascendante.
30 Face. — Le c(Mitre des mouvements de la face se Irouveà l'extrémité inférieure de la ligne rolandique. On le rencontre en opérant sur la ligne zygoinato-rolandique (allant du point rolandique supérieur au milieu du bord supérieur de l'arcade zygomatiifue), à un centimètre au-dessus de la ligne orl»ilo-lainl)doïdiennc (allant de l'angle orbitolenqxiral an laiid)da).
4" Aphémie. — On trouve le centre du langage articulé immédiatement en avant du point on l'on trépane'pour atteindre le centre des mouvements de la face. On pcnl, du l'este, déterminer exactement |;i région opéi'aloire en employanl le procédé de |>. liroca on celui de !!. Le l'oi't. Voici le prtMuier : de l'angle oi'bito-tfunpora! lii'cr nue liori/.onlale de o cen limé Ires, et sur l'exl rémilV' posh'rieure d(> celleci lairi' loinbcr line perpendiculaire d(!i2 centimètres
38 iVOTIONS ANAÏOMIQUES
donl, lo ciilmen indique la Lopop,i-ii|)liic du cenli-e du langage arliculé. Voici le second : trépaner un peu au dessus de la ligne oVbito-lanibdoïdienne, à 4 cenLimètres en arrière de l'apophyse orhitaire externe.
5° Agraphie. — Pour le centre du langage écrit, il faut ouvrir le crâne un peu en avant du point (^ui correspond au centre des mouvements du mendjre supérieur, à égale distance de la ligne sagittale et de la ligne orbilo-lambdoïdienne.
6° Surdité verbale. — Le centre de la surdité verbale est situé entre la ligne sylvienne de Poirier et le conduit auditif, très près de la première, dans l'angle ouvert en arrière formé par la rencontre des deux lignes zygomato-rolandique et orbito-lambdoïdienne de R. Le Fort.
7° Mouvements des yeux. Cécité verbale. — La ligne sylvienne de Poirier « qui rase la partie inférieure du pli courbe (lobule présylvien) et traverse à sa base le pli courbe », permet d'arriver à peu de frais sur le centre des mouvements des yeux situé sur le lobule du pli courbe, et sur le centre de la cécité verbale placé sur le premier pli de passage temporo-pariétal, tout au bout de la scissure de Sylvius, au niveau de la suture pariéto-occipitale.
D. Gauglious ccnli-smx. — A'ciilricules latéraux.
J'ai indiqué plus haut par quelles lignes étaient bornés les corps opto-striés et les ventriculcslatéraux. Pour ponctionner ceux-ci, il faut applit^uer la couronne de trépan là où on l'applique pour arriver sur la seconde circonvolution temporale; on ponctionne perpendiculairement à la surface, en enfonçant le trocart d'abord de 2 centimètres, puis graduelle-
ou IL FAUT TRÉPANElî PUUH Ll^ CER VICLF.T , ETC. 39
ment d'un ccnlimùU-e, en ayant- soin clo ne pas aller au delà d'une pi-ol'ondcui- de A centimètres.
E. Cervelet.
Il faut, pour découvrir le cervelet, trépaner sur le milieu d'une ligne allant du sommet de la mastoïde à la protubérance occipitale externe, au niveau du tiers postérieur de la mastoïde.
F. Appareil vasculaîre.
1° Sinus.
a) Sinus LONGITUDINAL supérieur. — Il est situé sur la ligne sagittale et n'empiète ni à droite ni à gauche. Il s'élargit à mesure qu'il devient postérieur.
P) Sinus LATÉRAL. — Il répond, par sa portion mastoïdienne, au quadrant mastoïdien postérieur dont j'ai déjà parlé, et par sa portion occipitale au tiers postérieur de la ligne naso-inienne, un peu audessus du bord supérieur du zygoma prolongé en arrière.
y) Pressoir d'Héropiiile. — On le trouve en trépanant au niveau et un peu au-dessus de l'inion. 2" Artères.
a) Artèfîe méningée moyenne et ses branches. — Le meilleur procédé pour découvrir la branche antérieure de l'artère méningée moyenne (méningée moyenne anl('rieiire) est,, je crois, celui de Jacobson : trépaner à o centimètres en arrière et à 12 millimètres au-dessus de l'ayjophyse orbilairc externe (on découvre en même tenqjs le sinus de BrescheL); mais, en règle générale, il me semble qu'il y a tout intérêt à employer une méthode qui [)ermette d'ar-
(jO NOTIONS ANATOMIOUliS
river plus ]))'ès do l'ori.^inc des deux l)i-anclies principales du vaisseau (méningée moyenne-moyenne et méningée moyenne antérieure). Aussi le procédé de Poirier qui, avec deux ou trois couronnes de trépan, permet de découvrir ces deux artères, me paraîtil, sauf les cas particuliers, plus recommandable que celui de Jacohson. Le voici : sur l'apophyse zygomatique, l'aii'e tomber une perpendiculaire qui descende à mi-chemin du bord jiostérieur de l'apophyse montante du malaire et du conduit auditif. Appliquer la couronne de Irépan sur cette perpendiculaire à o centimètres au-dessus de l'apophyse zygomatique.
D. — Exîste-t-il un pi-océtlé de craiiîotopograpliie applicable à la l'ecliei-ehe des scîssiii-es, des lobes, des centres, des vaisseaux V
ChipauU a essayé (et ses ienialives ont été, à mon avis, couronnées d'un plein siiccèsl de trouver un procédé généi'al de cranio-topographie applicable à la recherche de tous les centres pycho-moteurs et des vaisseaux.
Selon Cliipaull. chaque chirurgien ])ourraiL après avoir étudié, pour uiu- découverle délerminée, tmis les procédés rec(unnuuulés, choisir le UTeilleur et se l.iire ainsi à liii-inèine, par éclectisme, une méthode qui serait excelleule c'esl ce (|uej"ai essayé de faire, pour ma pari, dans les pages précedenles de ce pelil Irailé^-. Mais il y a loujours à cela un inconvénient : en on nes-;i|,|,i,i,, (pie sur des moyennes et on ne tient pas c.)U)j.le des variali(ms assez considérables qu'on
PROCÉDÉ GÉNÉRAL DE CHANIO-TOPOGRAPUIU: 61
poul obsevvei-, d'un snjet à l'autre, dans la topographie oranio-cérébrale. Aussi est-il préférable de déterminer tous les points topographiques proportionnellement au volume et à la forme du crâhe. Pour cela Chipault n'utilise que trois points de repère: le point sus-nasal ou vasion, Vmion et le bord posterieur du fadermle postérieur de Vapoplu/se zygomatique.
Sur la ligne naso-iniaque qu'il divise en cent segments il marque une série de points correspondant à ses 4o centièmes [point prè-rolanchqite), 55 centièmes ivointrolancUctue), 70 centièmes [imnt sus-tamiclmdien ou s/jlvien) , 80 centièmes (jwint lamldoïclm), 95 centièmes (point stis-iniaque).
Du bord supérieur du tubercule rétro-orbitaire, il mène ensuite trois lignes aboutissant, la première txnpomt sus-Iambdoïdien, la deuxième au point Imnbdoïdien, la troisième au point sus-miaque. La première de ces lignes suit la scissure de Sylvius : c est la lifine sijlvienne; la deuxième répond au premier sillon temporal : c'est la ligne parallèle; la troisième, qui coupe en avant le lobe temporal, se superpose en arrière au sinus latéral : c'est la ligne tenrporo-
Chacune de ces trois lignes est divisée en dix dixièmes. T)e l'union du deuxième et du troisième dixième de la ligne sylvienne, l'auteur fait partir une ligne qui aboutit au point pré-rolandique ; cest la lirjne vertico-pré-rolandique, qui, en bas, correspond à la branche verticale de la sylvienne et en haut suit le sillon pré-rolandique. De l'union des troisième et quatrième dixièmes do la ligne sylvienne, il tire encore une autre ligne qui va tomber sur le point rolandique : c'est la %«e rolandlque qui suit toute la longueur de la scissure de Rolando.
N OTIO N S A NATO JHQ U K S
Cela fciil, CIjipaull, par les fiches, la Irépanalion, la coloration, a fixé les difïérenls points de la snrface cérébrale correspondant aux différentes subdivisions de sa construction géométrique; la figure
lig. 9. — Procédé ci-auio-lopoLrraphiquc do Cliipaull.
ci-dessus, qui csl cin|)runlée à son livre, montre bien les détails de celle nouvelle lopograpliie.
Avec ces données, la découverte des régions clierchées devient li'ès facile.
• Soit à découvrii' le poini rolandi(in(> d'un sujet qn, a 30 cenliinèires de dislance naso-inia<|ne : voici I <>i)ei'alion : ;!()>< 55 : 100= 10,50.
Soit à Iroi.ver le pied <la second sillon frontal
VaOCÉDÉ GÉNÉRAL 1)K CRANlO-TOPOGUAl-lUE 03
(quo le schéma me montre correspondre à la jonc- . lion des troisième et qnatrième dixièmes de la ligne pvè-rolaadiqne^. Je mesure la ligne pré-rulandique; elle est longue de 13 centimètres; voie, l opération : 13 X 3 : 10=3,9.
Le point rolandique est donc, dans le cas suppose, à 10 cent. 30 du nasion ; le pied du second sillon frontal, à 3 cent. 0 du pied de la ligne pre-rolandique.
Ce procédé de Chipault, réduisant toutes les recherchesù une simple opération de système métrique,
est vraiment très simple, très pratique et 1res recommandable; il a enfin un autre avantage : celui de supprimer toute cause d'erreur provenant des variations qu'impriment aux mensurations générales l'âge du sujet ou la forme" du crâne.