‹ Thérapeutique chirurgicale des maladies du craneChapitre 26 sur 86 · LES INSTRUMENTS · texte numérisé non relu

LES INSTRUMENTS

c) Les Scies à manivelle. A ciler parmi elles le craniotome de M. Poirier.

d) Les Scies circulaires mues par une pédale, une manivelle, ou commandées par la force électrique . Les modèles les plus connus sont les polytriteurs de Salzer, d'Ollicr, dé Péan.

MALADIES DU CRANE îj

LES OPÉRATIONS SUR LE CRANE

e) Les Fraiseuses, emprunlcos aux dentistes. Ces fraiseuses soul montées sur des tours ou mises en

LES INSTmiWICNTS 75

mouvement par l'électricilé. Récemment, Doyen en a recommandé l'usage et a apporté à leur construction d'intéressantes corrections.

f) La Pince-trépan de Farabeuf, excellent instrument et tout à fait recommandable.

Fig. 13. — Le ciseau et le maillcl.

g) La Pince craniotome de Lannelongue et d'autres instruments encore : la Tricoiae de Velpeau, la Pince-gouge, la Cisaille emporte-pièce, etc.

"76 LES Ol'ÉIUTlOiXS suit LE CHANE

h) Les Gouges et lè Ciseau de diverses dimensions aidés du Maillet. '

Ces derniers insLrumenls, dont nous verrons l'emploi dans les résections temporaires, peuvent toujours servir à agrandir les orilices de trépanation, soit qu'on veuille enlever une bande osseuse séparant plusieurs couronnes de trépan, soit qu'on veuille élargir excentriquement la perte de substance produite par une seule couronne.

C'est là, en vérité, une instrumentation riche dont on trouvera une description parfaite dans le livre du Terrier et de son élève Péraire [ropération du Trépan], mais, il faut le dire, un peu compliquée. Elle est heureusement inutile : la pince emporte-pièce, les gouges et le ciseau suffisent à tous les cas; on peut même, à la rigueur, se passer de la pince emporte-pièce.

— Instruments accessoînes.

Sous ce nom, j'entends tous les instruments dont le chirurgien se sert après avoir pratiqué la perforation. Ce sont principalement :

a) Les Spatules, destinées à proléger les méninges.

Fig. 14 — La .spatule de LanneloDgue.

b) Le Tire-fond; l'Elévatoire; le Couteau lenticulaire, qui tous, ainsi que beaucoup d'autres, ont été inventés, dès les temps anciens, soit pour retirer

l'opération

la rondelle sur laquelle on n'a jamais que peu ou pas de prise, même quand elle est bien déLacliée, -soit (c'était naguère l'office du couteau lenticulaire) pour régulariser les bords de la brèche osseuse.

Au résumé, je le répèle, le chirurgien sera suffisamment armé si, aux instruments dont il se sert pour une résection ordinaire (rugines, ciseau, maillet, etc.), il ajoute un trépan, une pince gouge, un élévatoire et une spatule à dure-mère; encore .pourrait-il, sans grand risque et sans grandes difficultés, se passer de ces deux derniers; on peut, en effet, sans peine, décoller la dure-mère avec une sonde cannelée ordinaire dont on prend soin de recourber la tige, et la banale spatule, inséparable de toute collection instrumentale, sert d'une façon très efficace à relever la rondelle d'os taillée par le trépan.

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