‹ Thérapeutique chirurgicale des maladies du craneChapitre 29 sur 86 · LES OI'lhîATIONS SUU LIC CliA.Nfc · texte numérisé non relu

LES OI'lhîATIONS SUU LIC CliA.Nfc

lions avec l'aiguille de Pravaz doivenl être toujours dirigées perpendiculairement à la surface du manteau cérébral, parallèlement aux fibres de la couronne rayonnante. Elles ne sont pas dangereuses si -elles ne sont pas faites trop profondément et peuvent être d'une grande utilité, soit qu'elles confirment les notions données par l'exploration digitale soit que, celle-ci n'ayant fourni aucun renseignement, elles démontrent la présence d'un abcès, d'un kyste, d'un néoplasme, g) Après l'opération.

Même quand la dure-mère n'a pas été intéressée il vaul mieux drainer la plaie si elle n'est pas parfaitement aseptique, en introduisant un tube de caoutchouc entre les téguments et l'os. Si la dure-mère a ete mcisée, puis suturée, le drainage doit être établi -jusqu'à l'orifice osseux, mais le drain ne doit pas toucher la substance cérébrale.

Le tubage est encore plus nécessaire quand le cerveau a été incisé et que la dure-mère n'a pas été suturée, car il trouve ici une nouvelle indication dans l'écoulement nécessaire du liquide céphalorachidien; cependant, môme dans ces conditions, quelques chirurgiens négligent de le pratiquer quand ils ont pu faire une opération tout à fait asepli(iue.

Le drain est laissé de un à deux jours, souvent plus longtemps. Si, après son ablation, la pression du liquide sécrété devient trop grande, il est indiqué de faire une petite ponclion.

La dure-mère est suturée au catgut, ainsi que les lambeaux périostiques. Le reste des sutures se fait comme pour les autres plaies chirurgicales.

On applique un légerpansement comprcssif absor- -hantquin'estlevé qu'une fois^pourl'ablaliondudrain,

et qui esl retiré déllnitivement vers le^quinzièine jour.

Le malade est isolé, mis au repos absolu ; on lui .applique des vessies de glacesur la tôle.

Si les phénomènes qui earactérisent le sliock, dépression ou excitation, se manifestent, on commence par réchauffer le patient en l'entourant de bouteilles chaudes, ou mieux en le couchant sur un matelas de caoutchouc rempli d'eau chaude ; puis, on lui administre des potions contenant, suivant les cas, delacaféine, de la spartéine, de l'opium, de l'alcool, de l'éther ou du musc.

Quelquefois apparaissent des convulsions dues à la pression du drain : elles cessent dès qu'on l'enlève.

III. — Restaurations. Résections temporaires. Ostéoplastie crânienne.

Si les trépanations parcimonieuses peuvent à la rigueur donner, au point de vue de la restauration de l'os par le périoste du crâne, quelques espérances, il n'en est pas ainsi des larges résections auxquelles, cependant, il faut souvent recourir. Or, les cicatrices hbreuses qui s'établissent alors s(mt irop faibles pour s'opposer aux hernies du cerveau, aux encéphalocèles.

On a donc cherché, par divers moyens, à obtenir une occlusion parfaite des pertes de substance : de là sont nés les restaurations proprement dites, les (lillÏTcnts procédés d'auloplastie et les résections temporaires.

A. — Itestatir-ation sans aiitoplaslie.

a) Pièces non vivantes.

On a employé le caoulchoiu;, le liège, le plomb en

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lames, les plaques d'or, d'urgent, d"os décalcifié, le celluloïd. Toutes ces pièces sont stérilisées au préalable et placées sous le périoste qui recouvre l'orilice. b) Pièces vivantes.

Ce peuvent être des rondelles crâniennes enlevées à l'individu par la trépanation, des pièces osseuses prises en un point quelconque de son squelette, des fragments détachés d'un autre individu ou d'un animal vivant.

a) Rondelles de trépanation.

Elles ne doivent être replacées sur l'orifice de la trépanation que lorsqu'on ne peut avoir aucun doute sur leur état aseptique ; c'esl dire que, dans les cas où la trépanation vient d'être faite sur un champ de suppuration, elles sont absolument proscrites; quelques chirurgiens réimplantent des rondelles tout entières; d'autres, des fragments osseux plus ou moins divisés.

fi) Plaques osseuses empruntées au patient.

Seydel et Sermander ont réparé une perte de substance à l'aide de fragments ostéo-périostiques empruntés au tibia du malade.

Y,l PlÈCKS EMPRUNTEES A UN ANIMAL VIVAJJT.

Ces pièces sont souvent prises sur le chien : tantôt ce sont des fragments ostéo-périostés d'animaux adultes, tantôt des pièces osseuses jeunes contenant leur centre d'ossification (Mac-Ewen), tantôt, enfin, des disques ostéo-cartilagineux (Ercole Sacchi).

B. — Restaui'ntîon pai* auloplastïe.

Dans les méthodes dites autoplastiques, la vitalité de la pièce de restauration est, pour ainsi dire, assurée. A cet effet, on recouvre la région perforée avec des tissus pris sur les zones voisines, taillant ainsi de

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véritables lambeaux osléo-périostiques dont un pédicule maintient la continuité avec le squelette et assure la nutrition.

C'est à Kœnig qu'appartient cette idée de l'autoplastie crânienne; il eut l'occasion de l'appliquer sur un malade ayant une large perle de substance du irontal et du pariétal. Pour mettre h nu cette perte de snbstance, l'opérateur incisa, tout autour d'elle, les parties molles, en leur conservant un pédicule inféro-antérieur ; puis, il décolla le lambeau ainsi tracé. A côté de celui-ci, il en tailla un de même forme, mais plus large, ayant son pédicule supéro-postérieur et comprenant, cette fois, la peau, le périoste et la couche superficielle de l'os, « brisée en maint endroit » et véritablement concassée; une mince languette laissée intacte [séparait les deux lambeaux. Cela fait, le lambeau cutanéo-périostéoosseux fnt ramené par glissement sur la perte de substance osseuse, et le lambeau cutané fut mis à la place du lambeau cutanéo-périostéo-osseux.

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