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IV. — Affections inflammatoires

A. — Lésion «les pîtrlies molles

Les abcès des téguments crâniens sont loin d'être rares chez l'enfant : ils afl'eclent les deux types communs d'abcès chauds et d'abcès froids.

L'abcès chaud résulte, le plus souvent, d'une ino-

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culalion septique au niveau des plaques de gourme; la Lhéràpeulique habiLuelle des abcès lui est applicable. Il faut, plus encore que chez l'adulte, surveiller, chez l'enfant, le titre des solutions antiseptiques employées dans les pansements, l'intoxication étant, chez lui, plus facile et plus rapidement grave; il est particulièrement susceptible à l'action de l'acide phénique qu'il sera surtout indiqué de ne pas employer chez les nouveau-nés.

L'abcès froid siège surtout à la nuque. 11 doit être extirpé en masse, si possible, ou bien ouvert et gratté. Sa cavité sera badigeonnée avec une solution de chlorure de zinc et, ensuite, tamponnée avec une bandelette de gaze naphtolée dont ou diminuera la longueur à chaque pansement, ou, tout simplement, drainée, et soumise à la compression.

Je laisse de côté tout ce qui a trait aux tumeurs congénitales et infantiles des téguments du crâne ; je les étudierai plus tard, quand je traiterai des maladies de l'adulte. Cela sera plus simple et plus court.

B. — • Lésions des os

En face de l'extrême gravité de rostéomyélite des os du crâne, la thérapeutique doit être active : il faut aller vite.

Les larges débridements, l'ablation des os malades, les résections et les trépanations atypiques, toutes les méthodes radicales, en un mot, sont recommandables; encore sont-elles insuflisantes, dans la'majorité des cas, à empêcher le dénouement fatal.

Le traitement médical ne doit pas être négligé dans ces affections toximicrobicnnes : il s'adressera à tous les « émonctoires » pour activer l'élimination

AFFECriOiNS TiNFLAMMATOlltES

du poison; il laudra doanor des bains froids, faii-e des ablulions, envelopper le malade dans des draps mouillés ; lesprescriplions loni<|Lies seront de rigueur autant avant qu'après l'iutervention.

L'ostéite tviberculciise et la syphilis osseuse ne présentent rien de très spécial chez l'enfant; j'en parlerai plus tard.

c. — Méningites

La méningite des enfants est le plus souvent tidjerculeuse ; cependant, les méningites infectieuses aiguës ne sont pas absolument rares chez eux; nombre d'entre elles, fruit de la contiguïté, sont consécutives aux ostéites crâniennes; d'autres sont la marque d'une infection générale et sont d'ordre métastatique. J'ai dit comment il fallait traiter l'ostéomyélite; il est entendu que si la résection conduit sur un foyer de suppuration sous-osseux, il importe de l'ouvrir, de le détcrger, de le drain r. Pour les méningites métastatiques, de deux cnoses l'une : oubien elles sont diEfuses, ce qui est l'ordinaire, l'action chirurgicale est alors, au moinsjusqu'à ce jour, tout à fait impuissante contre elles et nous n'avons, sur ce point, qu'à attendre les informations de l'avenir; ou bien elles sont localisées et sont en ce cas — véritables abcès que j'étudierai plus loin — justiciables de l'intervention du chirurgien.

.l'ai déjà dit de l'hydrocéphalie qui accompagne la méningite tuberculeuse tout ce qu'on en peut dire aujourd'hui; de la méningite consécutive aux suppurations de l'oreille moyenne et à la carie du rocher il sera question dans une autre partie de ce traité.

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