II. — Des épanchements de liqnide céplialo-raehidîcn
J'ai peu de choses à dire des épanchements de liquide céphalo-rachidien ; ils constituent une très exceptionnelle complication des traumatismes du crâne.
Quand, au travers d'une brèche osseuse et d'une déchirure des méninges, le liquide céphalo-rachidien, ne trouvant pas un libre écoulement par une plaie des téguments, s'amasse entre l'os et le péricrâne, une tumeur liquide, molle, fluctuante, régulière, ronde ou ovalaire, influencée par les mouvements d'expiration violente et quelquefois par les pulsations cardiaques, réductible quelquefois mais non pas toujours, une pareille tumeur, dis-je, se forme sur le crâne : c'est l'épanchement de liquide céphalorachidien, la céplialhydrocèle traumatique.
Il faut donc, pour la genèse de cette complication, ([ue trois conditions se trouvent remplies : 1" qu'il y
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ait fracture qk. disjonction suturale des os du crâne; 2° qu'il y ait décliirure des méninges; 3" qu'il y ait discontinuité entre la plaie des téguments, quand cette plaie existe, et la perte de substance osseuse. Aussi la céphalhydrocèle est-elle relativement plus fréquente sur l'enfant que sur l'adulte; d'une part, la disjonction suturale ou l'écarlement flssuraire se produisent, sans lésions des téguments, plus facilement que ne le peut faire une véritable fracture du crâne, et, d'autre part, la dure-mère, chez l'adulte, à rencontre de ce qu'on observe chez l'enfant, se laisse plutôt décoller que déchirer.
Jusqu'à ce jour la compression, la ponction et les injections ont fait les frais du traitement. Il faudrait, le cas échéant, abandonner ces vieilles méthodes, ouvrir largement la tumeur, en détruire ou en cautériser les parois et — cela va sans dire — fermer le trou du crâne.