‹ Thérapeutique chirurgicale des maladies du craneChapitre 64 sur 86 · VIII. — Des (roubles psychiques · texte numérisé non relu

VIII. — Des (roubles psychiques

Il paraîtcertain qu'il e.xisteune folie traumatique; cette folie — je ne parle pas ici de l'amnésie passagère qui se remarque pendant les premiers jours — suit de plus ou moins loin le traumatisme. Les aliénistes pensent que le traumatisme n'engendre pas les troubles mentaux, mais qu'il met en jeu des prédispositions latentes : c'est l'opinion de Christian, de Blanche. Peu importe. La folie traumatique revêt plusieurs formes : manie, démence, mais surtout paralysie générale. Il est difficile dédire quelle action peut avoir ou n'avoir pas la chirurgie sur de pareilles complications, ni dans quelle mesure le clinicien est autorisé à intervenir contre elles par la méthode sanglante. Je transcris simplement cette consolante pensée de Championnière :

« Parmi les lésions qui m'ont donné les résultats les plus satisfaisants, je dois signaler surtout cerlainscas de périencéplialite diffuse d'origine traumati([ue. Ces cas sont tout particulièrement intéressants, car les suites de certains traumatismes cérébraux amènent des accidents et des lésions de tous points semblables à ceux de la paralysie générale, et presque toujours à marche fatale; dans ces cas l'intervention arrête les accidents en voie d'évolution et, si elle est prati-

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quée do l)()iine heure, elle parait guérir définilivemenl le sujet. J'ai eu plusieurs occasions de trépaner dans ces cas ([ue les vertiges, les douleurs intolérables, les troubles mentaux caractérisent. Ils demandent une trépanation excessivement large. J'ai fait des ouvertures de 7 sur 8 centimètres' avec ouverture très large de la dure-mère et incisions sur la la surface du cerveau. Dans ces cas, j'ai toujours eu un bon résultat. Mon dernier sujet, observé deux mois après un traumatisme en mars dernier, sujet qui paraissait voué aux accidents les plus promptement graves, a guéri rapidement, et tous les accidents ont si bien disparu qu'il paraît devoir rester guéri. Ces cas sont d'autant plus intéressants qu'ils se rapprochent, à tous les points de vue, de la paralysie générale vraie, de la périencéphalite diffuse, et qu'ils permettent de penser que, pour certaines formes au moins, la paralysie générale est destinée réellement à tomber dans le domaine chirurgical, comme certaines tentatives l'ont déjà fait prévoir.

« La conclusion que je tire naturellement de ma longue expérience des cas cérébraux est que si on peut compter sur la chirurgie cérébrale pour découvrir certaines lésions localisées, notre champ d'action est iuenloin d'être ainsi limité. Certaines maladies non limitées déterminant des accidents tels que la décompression large du cerveau, l'ouverture de la dure-mère modifient puisamment leur évolution. L'é[)ile|)sie vraie et la |)ériencéphalite seront profondément modidées par les int(!rventions dans des cas déterminés et surtout dans les cas opérés d<! bonne heure. »

Je crains ([ue ce langage ne soit empreint d'une forte dose d'f)ptiniisme.

MALADIES DE l'ADULTË

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