TRA,T.£MENT DES LÉSIONS INFLAMMATOIHES
un relief peu accentué, sensibles à la pressi.on (périostoses) ou bien de véritables tumeurs, très bien circonscrites, hémisphériques, de même consistance mais de plus gros volume et moins douloureuses (exostoses).
période ternaire, c'est sous forme de gommes superficielles ou profondes que se traduit la syphilis crânienne. Ces gommes subissent le ramollissement, la fonte, la suppuration et laissent sur le cuir chevelu un orifice arrondi, ordinairemen large à bords violacés et décollés, sous lequel s étale un os malade présentant trois ordres de lésions • des foyers d'ostéite condensante ; 2" des fovers d'ostéite raréfiante ; 3" des séquestres. A l'ostéite condensante appartient la formation des exostoses et des énosloses. A l'ostéite raréfiante la formation des érosions, des vermoulures, des rigoles et des perforations.Enfin les séquestres sont parcellaires ou volumineux, plus ou moins enchâssés dans l'os dont les a séparés la nécrose et d aspect variable, suivant la manière dont ils ont souffert du processus ostéitique.
Aux lésions tertiaires de la syphilis cramenne, sans que la chose puisse être mise en doute ; même aux lésions secondaires quoique celles-ci, d une durée éphémère, disparaissent souvent d ellesmêmes, convient avant tout le traitement spécifique iodo-mercuriel. Sous l'action de cette thérapeutique médicale l'on peut dire que presque tous les accidents guérissent. Seules, quelques rares exostoses sont rebelles; seuls, surtout, les séquestres, nen restent pas moins longs à se détacher de leur point d'implantation. De là précisément naît 1 indication clriTurgicale.
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Enlever les exosloses cL surloiiLles énostoses qui l'ésistenL àl'iodure (ces dernières peuvenl par la compression qu'elles exercent sur le cerveau commander une vraie Irépanalion) ; aller, ce qui n'est pas toujours facile en raison des couches d'osléile éburnante qui le recouvrent, à la recherche d'un séquestre qui entretient la suppuration et la lislule: voilà à quoi se résume l'action chirurgicale dirigée C(jntre la syphilis crânienne tertiaire. Je me rappelle avoir ainsi, non sans peine, extrait chez un enfant do dix ans (syphilis héréditaire) un séquestre frontal long de cinq centimètres, qui était absolument libre dans une cavité dont les parois étaient tout à fait éburnées et dans laquelle s'ouvrait un très petit orifice par oti le pus pouvait sourdre à l'extérieur.