XXII POSITION DU PROBLÈME THÉKAPEUTIQUE
qu'ils y auront pénétré. A chaque instant, dans le décours et pendant la convalescence, les infections ou toxi-infections secondaires peuvent créer un danger nouveau; quand la mort survient, c'est plus souvent peut-être par elles que par l'infection ell'intoxication primitive. C'estlàune notion réconfortante pour le médecin ; car i\ est beaucoup mieux armé contre elles, au point de vue prophylactique du moins, que contre l'invasion éberthienne ou coli-bacillaire initiale. Si nous sommes bien convaincus de leur constante imminence, si nous prenons soin de lutter sans cesse contre elles par des soins hygiéniques désormais suffisamment connus, nous écarterons du typhoïsant le plus grand nombre des mauvaises chances. Je ne crois pas exagérer en disant que, si les méthodes thérapeutiques nouvelles, — qu'il s'agisse de labalnéation systématique ou des méthodes mixtes, qui associent l'antisepsie à labalnéation, — ont réussi à abaisser autant la mortalité typhoïde, c'est surtout en prévenant et en combattant les infections et intoxications secondaires plus efficacement qu'on ne pouvait le faire avec les anciennes méthodes. Ce point est si important que je saisirai l'occasion d'y toucher à nouveau.
Mais nous n'en avons pas fini avec le rôle de l'intoxication dans la fièvre typhoïde.
A partir du moment où s'est allumée la fièvre, la perturbation des échanges moléculaires au sein de l'organisme a pour effet d'inonder celui-ci des substances chimiques très nombreuses, issues d'une désassimilation exagérée et viciée, c'est-à-dire dans des conditions doublement défectueuses et doubleniebt nuisibles : car les déchets de la destruction des ëéllules vivantes sont d'autant plus toxiques qu'ils ëob1