‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 11 sur 137 · POSITION DU PROBLÈME TUÉRAPEUTIQUE XXIII · texte numérisé non relu

POSITION DU PROBLÈME TUÉRAPEUTIQUE XXIII

moins pavfaifeinent oxydés et d'autant plus longtemps en contact avec l'organisme que leur élimination est moins rapide. Or ces deux conditions fâcheuses se trouvent réalisées dans la fièvre typhoïde.

U est vrai que, pendant toute fièvre, les oxydations augmentent par comparaison avec l'état d'apyrexie ; l'accélération de la circulation et de la respiration a pour effet d'amener dans l'unité de temps une plus grande quantité d'oxygène en conflit avec le sang; mais, malgré cet artifice employé par l'organisme pour activer la combustion, celle-ci demeure imparfaite. Cacj d'une part, les globules rouges du sang ont perdu, du fait même de l'intoxication microbienne, une partie de leur pouvoir de fixer l'oxygène. La chimie et la physique (Quinquaud, Hénocque) en font foi. D'autre part, les altérations du poumon, si habibuellesdans lafièvre typhoïde, rendentplus difficile le contact intime de l'air et du sang au niveau des ca,pillaires alvéolaires, et cette cause d'oxydation imparfaite va toujours en s'accentuant à mesure que s'accentue le processus typhoïde. Il en résulte que la combustion excessive des tissus par une fièvre de 39° à 41" s'accomplit dans lesconditions défectueuses de la combustion avec une quantité d'oxygène insuffisante. La chimie biologique nous enseigne que, dans de telles conditions, ce n'est plus sous la forme d'urée, ni même d'acide urique, que s'opère la désassimilation de la matière azotée, mais sous celle d'ammoniaque, de leucine, de tyrosine et autres produits d'oxydation imparfaite, beaucoup pjus toxiques.

! i La, seconde condition, qui contribue à faire de la combustion fébrile une cause d'auto-intoxication, es{„i'insuffisante élimination des déchets toxiques;

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