XXIV POSITION DU PROBLÈME THÉRAPEUTIQUE
car l'abondance même de ces déchets ne permet pas aux émonctoires de les évacuer aussi vite qu'ils sont fabriqués. C'est là d'ailleurs une cause générale d'accroissement pour toute intoxication, elle s'applique ciussi bien aux poisons fabriqués par les microbes qu'aux poisons issus de la destruction des cellules du corps.
A. l'état physiologique l'organisme est toujours sous le coup de rauto-intoxication,mais celle-ci ne se réalise pas, parce que les poisons, qui se forment sans cesse dans les tissus, sont sans cesse détruits et éliminés à mesure qu'ils sont produits; ils sont détruits par les oxydations dans le sang, par des métamorphoses successives dans les cellules du foie et peut-être d'autres parenchymes; ils sont éliminés, s'ils sont solubles, par la sécrétion rénale. ën majeure partie, par l'intestin et par les glandes de la peau accessoirement; et, s'ils sont volatils, par l'exhalation pulmonaire et la perspiration cutanée.
Or, dans la fièvre typhoïde, plusieurs causes' se réunissent pour entraver la destruction des poisons au sein de l'organisme et leur élimination. Les oxydations dans le sang sont diminuées, puisque l'oxygène, déjà introduit dans l'organisme en quantité insuffisante pour comburer normalement les tissus, est a /orfo'on insuffisante pour comburer lés déchets anomaux. Les cellules du foie, appauvries en glycogène, en voie de dégénérescence elles-mêmes, soE(t moins actives pour la rriétamorphose des substances toxiques. Les épithéliums glandulaires de la peau, comme ceux de l'intestin, fonctionnent moins bien; les échanges gazeux sont entravés au nivéau' des endothéliums alvéolaires du 'poumon. Enfin et