POSITION DU PROBLÈME THÉRAPEUTIQUE XXV
surtout la sécrétion urinaire, qui doit éliminer la plus grande part des poisons, se ralentit.
La tendance aux stases veineuses dans les divers territoires parenchymateux et glandulaires au cours de la fièvre typhoïde est la conséquence de la diminution de la tension artérielle par l'affaiblissement de la contractilité du cœur et de la parésie des petits vaisseaux; parmi les poisons typhiques il en est certainement qui affectent spécialement les centres vaso-moteurs, soit en paralysant les nerfs vaso-constricteurs, soit en stimulant les vaso-dilatateurs. Cette hyperémie veineuse a en tous les points du corps l'inconvénient de laisser le sang, chargé d'acide carbonique et des poisons de la désassimilation, trop longtemps en contact avec les cellules, qui s'altèrent à ce contact impur. Cette stase a dans le rein le double effet fâcheux de diminuer la quantité d'urine sécrétée, puisqu'il faut un certain degré de tension vasculaire dans les glomérules pour que la sécrétion s'opère avec l'activité normale, et de modifier la qualité de la sécrétion, parce que les épithéliums sécrétoires sont altérés par les toxines microbiennes et les déchets toxiques.
Ainsi, en résumé : apport de poisons de sources diverses (poisons éberthiens ou pathogènes primitifs, poisons intestinaux, poisons des infections secondaires, poisons issus de la fièvre), — insuffisante destruction, — insuffisante élimination de ces poisons, sont trois circonstances qui accumulent leurs effets pour aboutir à l'accroissement de l'intoxication dans la fièvre typhoïde.
Nous verrons plus loin comment la thérapeutique peut tirer parti de cette triple notion.
Une autre circonstance, dont la thérapeutique