XXVI POSITION DU PROBLÈME THÉRAPEUTIQUE
devra tenir compte, est l'inanitiation graduelle qui caractérise cette longue pyrexie. La suppression rapide de l'appétit et de la capacité digeslive, qui durera jusqu'au début de la convalescence, l'existence des altérations intestinales, qui rendraient d'ailleurs l'alimentation normale dangereuse, si elle était posr sible, ne permettent pas à l'organisme de compenser les pertes qu'il éprouve du fait de la combustion fébrile. La conséquence est une autophagie, qu'il n'est pas en notre pouvoir d'empêcher, mais dont nous pouvons du moins restreindre les dangers par certains artifices d'alimentation.
Tels sont les dangers fondamentaux dans toute (lèvre typhoïde, ceux qui constituent l'essence même de la maladie et dont doit tenir compte toute thérapeutique.
D'autres dangers, et non des moindres, découlent de l'existence des complications, c'est-à-dire de phénomènes contingents, les uns fréquents, les autres rares, mais toujours à craindre, comme les hémorrhagies intestinales, la péritonite, la localisation tellement prédominante des poisons microbiens suj tel ou tel organe que ses fonctions soient passagèrement ou définitivement abolies. Suivant la nature de ces complications, des indications thérapeutiques spéciales surgissent. {>
Il n'est pas hors de mon sujet d'étudier les cir-^ constances individuelles qui font que les facteurs d% danger varient dans chaque cas. Car cette étude peut permettre au médecin de prévoir dans une> certaine mesure les complications qu'il doit plutôt,