‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 15 sur 137 · POSITION DU PROBLÈME THÉRAPEUTIQUE ' XXVII · texte numérisé non relu

POSITION DU PROBLÈME THÉRAPEUTIQUE ' XXVII

craindre dans ce cas et de faire converger l'hygièrid et la thérapeutique en vue de l'éventualité de ces complications probables.

Les circonstances qui modifient la gravité de la maladie, la forme qu'elle revêt, sa marche, sa durée, ont été peu à peu mises en lumière par l'expérience clinique, et les statistiques doivent toujours en tenir le plus grand compte, surtout lorsqu'elles soni établies en vue de justifier l'utilité d'une thérapeutique.

Ces circonstances sont relatives, commepour toute maladie infectieuse, à la nature de la graine et à celle du terrain, c'est-à-dire à la virulence du microbe et à la résistance du malade.

Nous sommes peu avancés dans la connaissance des conditions qui font varier la virulence du bacille typhique ; nous savons cependant qu'il y a des épidémies bénignes et d'autres graves. Cette notion est trop générale pour être de quelque utilité aupoint de vue de la thérapeutique à instituer dans chaque cas. On n'en peut pas conclure, une épidémie étant donnée, que, si les cas vus au début de l'épidémie sont peu graves, les suivants le seront aussi ; car il y a toujours la part à faire au facteur individuel du terrain. Il faut toujours soigner un typhique dès le début de sa maladie comme si elle devait être grave ; c'est-à-dire qu'il ne faut négliger aucune des précautions hygiéniques et thérapeutiques propres à prévenir l'aggravation. C'est de cette proposition très juste que Brand a fait découler la nécessité d'instituer dès le début dans tous les cas son traitettient dans toute sa rigueur. Quand nous discuterdhsàfond son système, nous aurons à décider si c'étt'e déduction n'est pas un sophisme; car elle

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