XXVIII POSITION DU PROBLÈME TUÉRAPEUTIQUE
laisse supposer que le système guérit toujours tous les cas graves et ne peut jamais rendre un cas plus grave: propositions au moins contestables.
Si la notion de la variabilité d'allure et de gravité de chaque épidémie ne peut servir de base au choix de la thérapeutique dans cette épidémie, elle est du moins de nature à nous faire suspecter la légitimité des conclusions tirées des statistiques restreintes à une seule épidémie.
Inversement, la variabilité de l'allure et de la gra-* vité suivant le facteur individuel du terrain frappe de nullité les conclusions générales tirées des vastes statistiques d'ensemble, ou du moins ne justifie pas leur application à tel ou tel cas particulier.
Cette double considération, que j'ai déjà émise plus haut à propos de l'autorité des statistiques, doit être toujours présente à l'esprit du médecin.
Une des causes qui peuvent faire varier la virulence du bacille typhique est son association à d'autres microbes, pathogènes ou saprophytes. La pathologie expérimentale nous a prouvé l'influence de certaines associations microbiennes sur la virulence de tel ou tel microbe. Mais, pour le bacille typhique en particulier, nous sommes d'autant moins avancés que la différence de son action chez l'animal et chez l'homme ne permettrait pas d'appliquer au second les résultats obtenus chez le premier. Toutefois, l'expérience clinique nous a appris que la coexistence chez un typhique d'une autre infection antécédente ou postérieure (fièvre éruptive, érysipèle, rhumatisme articulaire aigu, tuberculose, syphilis, etc.) peut modifier chez lui l'allure et la gravité de la fièvre typhoïde. Mais cette circonstance est plutôt relative en somme au terrain ,