POSITION DU PROBLÈME THÉRAPEUTIQUE XXI X
qu'au microbe, et nous pouvons la joindre aux suivantes.
Vâge influe d'une façon incontestable sur la marche et le pronostic de la fièvre typhoïde. On a dit assez longtemps que la fièvre typhoïde était plus courte et plus bénigne chez l'enfant que chez l'adulte, plus grave chez les personnes âgées que dans le milieu de la vie. Plus récemment, l'influence de l'âge a été serrée de plus près, et il a fallu multiplier les divisions.
'©ans l'enfance, il faut distinguer avec soin la première enfance, c'est-à-dire les nourrissons et les enfants au-dessous de deux ans, de la seconde. Au-dessous de deux ans, le pronostic est des plus graves, la marche rapide, les allures sont celles d'une septicémie ou d'une gastro-entérite suraiguë, l'hyperthermie esl peu accusée, l'adynamie surtout profonde.
Dans la seconde enfance, de deux à cinq ans, le pronostic est des meilleurs ; ici se voient surtout les formes atténuées, les fébricules ou typhoïde ttes, qui sont souvent confondues avec les embarras gastriques. Ici, toutes les thérapeutiques se valent, ou, pour parler plus exactement, l'hygiène suffit.
De cinq à quinze ans, le pronostic est déjà moins constamment bénin, la mortalité est appréciable et demande, surtout à partir de dix ans, une thérapeutique aussi minutieuse et circonspecte que chez l'adulte.
De quinze à quarante ans, c'est l'adolescence et l'âge adulte, le cas type qui sert à édifier le schéma thérapeutique.
i 'Après quarante ans, il s'agit des personnes âgées et Ides vieillards; le pronostic s'assombrit d'autant l>tns que lé malade est plus avancé dans la vie; les