‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 36 sur 137 · PURGATIFS · texte numérisé non relu

PURGATIFS

provoquent pourraient favoriser une perforation; il les conseillait seulement quand une bronchite câpillaire et l'obstruction des bronches par des mucosités opposent à la fonction d'hématose un obstacle qu'il faut lever à tout prix. L'ipéca seul en tout cas serait donné, l'émétique étant trop dépressif et irritant. (Voir Complications broncho-pulmonaires.)

purgatifs ont toujours compté plus de partisans que de détracteurs. En France, Bretonneau, Andral, Louis, Trousseau, Beau et Larroque les ont recommandés, ces deux derniers même systématiquement, à petites doses réitérées plusieurs fois par jour. En Angleterre, Hamilton, Gardner, Johnson, Maclagan les ont vantés. En Allemagne, la médication purgative a été très prônée, principalement au moyen du calomel. — D'autre part, sans remonter jusqu'à Hippocrate qui proscrivait les purgatifs dans les fièvres violentes, et après avoir reproduit la citation classique de Baglivi : « Fuge purgantia tanquam pestem », il faut dire que Graves, Corrigan, Murchison parmi les Anglais, Chomel et G. de Mussy chez nous ont déclaré l'emploi systématique des purgatifs « irrationnel et dangereux » (G. de Mussy). Ce dernier auteur en expose ainsi les inconvénients : <t Si dans le premier septénaire il y a des phénomènes gastriques avec peu de diarrhée, un purgatif doux pourra les faire disparaître, si l'on a quelques raisons pour le préférer au vomitif. S'il y a alors de la constipation, leur indication se présente : on pourra employer de petites doses d'huile de ricin, comme le faisait Chomel, ou une eau saline purgative. Après le premier septénaire, leur emploi est inopportun : ils ne peuvent qu'irriter la muqueuse digestive déjà profondément altérée, ils déterminent

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