S - ANTISEPSIE — LAVEMENTS
nale, la péritonite. Ges deux dernières complications commandent impérieusement, au contraire, de provoquer le plus vite possible avec la constipation l'iniluobilité des anses intestinales.
Les lavements font partie de la médication antiseplique par évacuation du gros intestin ; ce n'est pas (ju'ils ne puissent être utiles aussi par un autr*? mécanisme; nous aurons encore à les citer connue diurétiques et comme antipyrétiques. Nous les considérons comme indispensables malin et soir chaque jour; on peut n'en donner qu'unie soir dujour où le purgatif a été donné le matin.
Les lavements doivent être assez abondants pour irriguer toute la surface du côlon, proportionnés a la taille du sujet par conséquent : un litre à un litre et demi chez l'adulte ; 250 à 800 gr. chez l'enfant.
On les donnera froids et antiseptiques pour en augmenter l'utilité. On aura fait bouillir l'eau préalablement et on y fera dissoudre un antiseptique, que l'on choisira, suivant l'âge du sujet et l'intensité des signes de putridité intestinale, parmi les substances suivantes : acide pliénique, naphtol, acide borique, benzoate de soude, borate de soude. On n'emploie pas l'acide phénique chez l'enfant, pas plus que dans les cas de grave complication rénale, de tendance au coUapsus cardiaque ou de grossesse.
L'instrument de choix sera l'irrigateur Eguisier ou un réservoir qu'on élèvera plus ou moins suivant la pression à obtenir. Le sujet sera couché sur le dos, les deux cuisses fléchies, ou sur le flanc droit,' la cuisse droite demi-fléchie, la gauche allongée. La canule sera assez longue et souple, soigneusement enduite de vaseline boriquée et introduite avec précaution; le liquide sera injecté avec lenteur; le
ANTISEPSIE PAR DIURÈSE
bassin sera naturellement tout préparé pour recevoir le liquide, dont le patient rejettera quelquefois presque aussitôt une partie.
C'est en augmentant l'activité de I'émonctoire rénal qu'on obtiendra, à l'imitation de la nature, l'élimination la plus rapide des microbes et de leurs poisons.
Nous n'aurons recours qu'accessoirement, et dans des cas exceptionnels, aux médicaments diurétiques, soît qu'ils agissent en augmentant la tension circulatoire dans le rein, comme la digitale ou la caféine, soit qu'ils excitent chimiquement les épithéliums sécrétoires (lactate ou acétate de potasse, tisanes de chiendent, de queues de cerises, de stigmates de maïs). Dans une maladie où tant de causes d'intoxication existent, il est toujours scabreux de lancer encore dans le torrent circulatoire des médicaments qui sont plus ou moins toxiques, et la thérapeutique médicamenteuse doit être restreinte au strict nécessaire, aux substances dont l'efficacité est incontestable et qu'aucun agent physique ne peut suppléer. : Or, nous disposons de moyens d'une puissance diurétique très grande, qui non seulement sont inoffensifs, mais sont utiles à d'autres points de vue encore : ce sont les boissons abondantes, les lavements Jroids multipliés et surtout les bains. L'association de ces moyens hydrothérapiques donne le maximum de l'elîet utile.
Les boissons abondantes n'ont pas seulement pour effet d'augmenter mécaniquement la sécrétion rénale en accroissant la tension circulatoire générale; elles opèrent un lavage incessant de tous les tissus, dissolvent, en traversant ceux-ci, tous les poisons microbiens ou cellulaires solubles dans l'eau; elles dé-