‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 39 sur 137 · DIURÈSE PAR BOISSONS ABONDANTES · texte numérisé non relu

DIURÈSE PAR BOISSONS ABONDANTES

hlaient les tubes du rein eux-mêmes de leurs épithéliums souvent nécrosés par la néphrite typhoïde. L'utilité des boissons abondantes est reconnue par tous les médecins, mais il en est qui ont proposé de pousser l'abondance des boissons jusqu'à l'inondation,

M. Maillard [de Genève (1)] est arrivé à faire boire à ses typhiques 15 à 16 litres par jour; il n'a pas rencontré de résistance de leur part, même dans la période des accidents cérébraux, la soif venant en aide au médecin. L'auteur voit dans cette pratique divers avantages : il n'y a peut-être pas grande importance à attacher à la légère réfrigération que peut produire l'absorption d'une grande quantité de liquide; mais la bouche et la langue ne se sèchent pas; l'estomac tolère le plus souvent bien cette abondance de boissons, surtout lès tisanes et l'eau vineuse; le bouillon et le lait sont quelquefois régurgités ou vomis. Certains malades acceptent mieux les boissons tièdes que froides. La diarrhée n'est pas augmentée par ce grand courant de liquide. Mais il se produit une diurèse, qui est le phénomène capital et explique l'utilité de ce traitement. « A leur arrivée à l'hôpital, les typhiques ont une urine peu abondante, fortement colorée, chargée d'urates, quel- (juefois albumineuse. L'urine garde ces caractères tant que le malade est laissé en expectation. Les boissons ingérées pendant le premier jour semblent ne suffire qu'à, combler dans les tissus et les humeurs le déficit produit par la maladie même. Mais, quarante-huit heures après qu'il a été soumis au régime des boissons abondantes, le malade urine de jour en

(1) Journal de méd. et de c7tir.,

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