DIURÈSE PAR LAVEMENTS FROIDS ET BAINS
jour une quanlilé plus grande suivant qu'il boit plus ou moins; on obtient de 3 à 7 ou 8 litres d'urine suivant la quantité d'eau absorbée, et l'état général s'améliore au fur et à mesure que s'accentue la diurèse. »
Faire avaler 10 à 15 litres de liquide à un typhoïsant me paraît devoir être souvent impraticable; beaucoup de malades accuseront leur médecin de
. restaurer pour eux l'un des procédés de la question. Parmi ceux qui s'y prêteront, il y en aura certainement bon nombre qui en seront incommodés, les uns sur-le-champ, parce que, déjà pourvus d'une gastrite avec hypersécrétion muqueuse se traduisant par la dyspepsie des liquides, ils auront par ballonnement de l'estomac et de l'intestin de la dyspnée ; les autres plus tard, par la dilatation gastro-intestinale qu'on leur préparera. Il me paraît convenable de limiter à 3 ou 4 litres par vingt-quatre heures le maxi-
nmm des boissons utiles.
■, ;Les lavements froids abondants, en faisant contracter par la sensation de froid le vaste réseau des ]. capillaires du gros intestin, ont pour effet de faire ■ , refluer dans la circulation générale une masse de sang qui stagne dans la circulation porte; la pression augmente par suite assez rapidement dans les vaisseaux du rein.
Quant aux bains, leur action diurétique est des plus nettes. Elle atteint son maximum avec les bains froids qui produisent un spasme énergique de tous les vaisseaux cutanés, et c'est à mes yeux, comme de l'avis des partisans du bain froid systématique, le moins contestable des bénéfices de cette balnéation.
Mais tous les bains sont diurétiques dans une cer-