‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 41 sur 137 · S! STIMULATIONS DE LA PEAU · texte numérisé non relu

S! STIMULATIONS DE LA PEAU

taine mesure, et, si les bains à 30 et à 25 degrés le sont moins que ceux à 20 et 18 degrés, ils le sont cependant, et aussi les baîns progressivement refroidis (voir Balnéation).

On peut contribuer dans une plus faible mesure à l'antisepsie générale par l'élimination de certains poisons, en activantles fonctions de lapeau. Les frictions sèches et alcooliques, les lotions, les enveloppements dans le drap mouillé, les bains agissenlainsi pour une part; ces moyens peuvent encore favoriser la destruction des poisons au sein de l'organisme et contribuer à la défense de celui-ci contre les agents infectieux en provoquant des réflexes du côté des centres nerveux circulatoires et trophiques, par l'intermédiaire des extrémités des nerfs cutanés qu'ils impressionnent. Cette stimulation centripète du système nerveux va réveiller l'activité engourdie des centres qui peuvent, par les nerfs trophiques, accélérer les mutations nutritiA-es et, par les vaso-moteurs, favoriser la diapédèse et la phagocytose dans tous les points de l'organisme.

Mais le grand rôle que joue la stimulation de la peau, par les bains notamment, est de fermer la porte à toutes les infections secondaires qui pourraient envahir l'organisme par une fissure des téguments, en maintenant ceux-ci en aussi complète activité que possible.

Il n'y a guère à tirer parti, à proprement parler, des sudorifiques; car l'expérience a démontré qu'en augmentant trop la sudation on diminue toujours proportionnellement la sécrétion rénale, beaucoup plus importante au point de vue de l'élimination des poisons.

On doit cependant remarquer que l'existence d'une peau sèche et d'une chaleur mordicante est toujours

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un mauvais signe dans la fièvre typhoïde, tandis que l'amélioration coïncide avec le retour de la moiteur de la peau.

L'antisepsie peut utiliser le poumon dans une certaine mesure en activant la respiration, de manière il apporter autant d'air que possible au fond des alvéoles pulmonaires : de là l'utilité, reconnue par tous les modernes, de tenir le typhique dans les conditions les plus convenables à la ventilation, c'est-àdire à l'apport incessant d'air mieux oxygéné et à l'entraînement le plus rapide de l'air souillé par la respiration. On utilise encore les inhalations d'oxygène, en employant un masque qui, couvrant les orifices de la bouche et du nez, laisse perdre bien moins d'oxygène que l'embout olivaire de la plupart des appareils usités.

Il sera plus simple et plus pratique encore de recommander aux gardes-malades d'exhorter fréquemment le patient dans la journée à faire une succession de profondes inspirations volontaires. Le typhique a si souvent delà congestion passive du poumon et une telle indififérence, qu'il oublie de respirer ou, du moins, ne fait que de brèves et superficielles inspirations, insuffisantes pour désobstruer ses bronches " et amener asse^ d'oxygène dans ses alvéoles. C'est encore un des avantages des stimulations de la peau ot des bains, de rendre plus actifs les mouvements respiratoires.

Pour détruire les poisons au sein de l'organisme, im peut encore faire une utile besogne en sollicitant un fonctionnement plus actif des organes que la physiologie nous a révélés comme destructeurs des poisons; le foie, par exemple, et le sang, et même toute la masse des tissus.

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