ANTISEPSIE PAR LES MÉDICAMENTS OO
Sous leur influence le pouls se relève, la cyanose disparaît, les mouvements respiratoires diminuent do fréquence en augmentant de profondeur, le délire cesse, le sommeil se rétablit, les signes de l'hypostase et de l'œdème pulmonaire se dissipent peu à ^eu {Semaine médicale 189-4).
On voit qu'en dehors même des médicaments, beaucoup de pratiques purement hygiéniques, sur l'utilité desquelles l'accord est à peu près unanime entre les médecins contemporains, contribuent très réellement à.l'antisepsie, c'est-à-dire à la destruction et à l'expulsion des poisons microbiens. Est-ce une raison pour renoncer à demander une action analogue, parallèle et auxiliaire, à cet arsenal de substances que les progrès merveilleux de la chimie moderne ont mis à notre disposition? — Tel n'est pas notre avis, et, sans nous laisser décourager par le scepticisme de l'école thérapeutique qui veut guérir ex,clusivemeht les typhiques par l'eau et l'hygiène, nous espérons montrer qu'en fouillant méthodiquement dans cet arsenal, nous pouvons, parmi beaucoup d'armes impuissantes ou trop dangereuses à manier, en trouver quelques-unes capables de nous rendre les plus signalés services dans la lutte contre les agents infectieux.
Parmi les substances chimiques qu'on peut utiliser contre les microbes et leurs poisons, il faut faire une place à part à celles qui peuvent, dans le tube digestif, neutraliser ceux-ci d'une manière physique ou mécanique. Des corps réductibles en particules infiniment ténues, comme le charbon végétal, les sels de bismuth, sont de nature à rendre de très grands services à ce point de vue. Ils peuvent absorber moléculairemcnt des gaz toxiques, englober mécaniquement ou