‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 49 sur 137 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

règles ne doit pas faire interrompre les bains froids.

Il s'eflbrçait de réfuter l'objection, encore faite aujourd'hui, d'après laquelle l'immersion froide refoule le sang de la périphérie au centre et provoque ainsi des congestions et des hémorrhagies. Sa réfutation ne semble pas victorieuse. « Si dans cette circonstance il y a une vive constriction des A^aisseaux h la périphérie, la même constriction a lieu au centre. Chez des personnes auxquelles j'ai fait plonger la jambe et une partie de la cuisse dans l'eau froide, j'ai observé, au moment de l'immersion, que le pouls du poignet diminuait de fréquence promptement et d'une manière sensible, les battements du cœur diminuant également de fréquence. » On peut lui répondre que la radiale n'est pas un vaisseau central, que les battements du cœur peuvent diminuer bien que la tension augmente dans les vaisseaux des viscères et des parenchymes, et qu'il est impossible de comprendre physiologiquement un spasme général des vaisseaux cutanés sans un reflux de sang dans les circulations locales des viscères les plus richement vascularisés, comme les centres nerveux, la rate, le foie et la muqueuse intestinale. Il n'avait pas tort de dire que certaines hémorrhagies dans les fièvres peuvent être arrêtées par le bain froid ; ce sont surtout des hémorrhagies passives par altération du sang ou des vaisseaux, par atonie des vaso-constricteurs; de même que les stases veineuses, les congestions passives peuvent être combattues ; avantageusement par l'eau froide ; celle-ci agit alors ; par stimulation des centres vaso-moteurs, par stimulation de la diurèse. Mais il nous paraît difficile de nier que certaines hyperémies fluxionnaires, congesi lions actives, par choc en retour, puissent être la con-

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