PUBLICATIONS DÉ FR. GLÉNARD
mier mémoire, dans lequel il expose les résultais remarquables dont il avait été témoin pendant sa captivité en Allemagne et ceux qu'il avait obtenus depuis dans les hôpitaux de Lyon, est de 1873. L'année suivante il publiait de nouvelles observations fécueillies dans la pratique de la ville et même de la campagne, en justifiant par la doctrine de l'hyperthermie l'utilité théorique des bains froids (1). Puis ■i'int, en 1881, un travail intitulé Acide phénique ou Bains froids, en réponse à MM. Desplats (de Lille) et Claudot (de Lyon), qui préconisaient l'acide phéhique dans la fièvre typhoïde. Glénard oppose la. iûttortalité de 7 0/0 obtenue par les bains froids à l'hô- Jiital à celle de 19, 5 0/0 indiquée par M. Desplats. En 1883, un mémoire d'ensemble contient une note présentée à l'Académie par l'auteur au nom des mér d'écins de Lyon, et dont il sera fait mention plus loin, l'historique de la médication par les bains froids à Lyon depuis 1874, et un parallèle entre la mortalité dansl'armée allemande et dansl'armée française par fièvre typhoïde, d'où il découlait que le 'tfombre des décès, restant stationnaire dans l'armée 'française, avait beaucoup diminué chez nos voisins jiar suite de la mise en vigueur de plus en plus génér raie de la méthode de Brand dans les hôpitaux minutaires allemands.
Grâce à la croisade de Glénard, les médecins lyonnais avaient été peu à peu conquis presque tous à la -méthode des bains froids, puisqu'à cette date 22 'd'entre eux sur 24 signaient le manifeste à l'Aca-r demie, dans lequel était exprimée la « conviction que cette méthode, régulièrement appliquée dès le début
*"* (l) Li/on médical.
de la maladie, abaisse considérablement le taux de la mortalité ».
A Paris, la question a été agitée à diverses reprises dans de longues discussions à la Société médicale des Hôpitaux et à l'Académie de médecine. II nit sera pas sans intérêtd'en résumer les phases principales.
A la Société des hôpitaux, en 187i, 1876, 1877, la méthode ne trouva guère que des détracteurs : on accusa les bains froids de pouvoir provoquer la syncope, les congestions, les hémorrhagies, les inflammations pulmonaires; on objecta que l'élévation de la température n'est qu'un des symptômes et ne constitue pas le seul facteur de gravité, que I^i réfrigération ne répond donc qu'à une des indicar tions. Mais il faut bien reconnaître que ces objections ne pouvaient être à cette époque que theo^ riques, pùisque personne ou à peu près à Paris n'^^vait assez longtemps expérimenté la méthode dàas les conditions précises où son auteur demandait qu'elle le fût. Cependant MM. Lieiermann^ Féréol. M. Raynaud ciihveninn certain nombre de faits dans lesquels les bains froids avaient donné des résultats remarquables.
En 1883, la question de la réfrigération dans la fièvre typhoïde était de nouveau à l'ordre du jour. M. DuMONTPALLiER avait proposé l'emploi d'un appareil qui permettrait de faire circuler de l'eau froide d'une façon continue autour de telle ou telle partie du corps à volonté (crâne, thorax, abdomen), et de refroidir de la sorte aussi lentement qu'on le voudrait les parties sous-jacentes. Suivant l'auteur, la réfrigération lente a des effets bien préférables à ceux de la réfrigération brusque par le bain froid. La réfrigéra-