DISCUSSIONS EN ALLEMAGNE
•sous-nilrate de bismuth h haute dose. Il oppose au ihoquetle chloral et les injections de morphine; au imétéorisme le lavage de l'estomac.
En résumé, Senator ne croit, pas les bains froids iinefficaces, et ne veut nullement les rejeter ; mais il i^ne croit pas que la médication des symptômes donne I des résultats plus mauvais.
. Dans une discussion qui suivit, Goldtammer insista •sur la difficulté qu'il y a à comparer les malades des I divers hôpitaux; il faut distinguer les cas graves et I les cas légers, tenir compte de la façon dont les soins I hygiéniques ont été donnés, de la condition sociale i des malades, distinguer les célibataires dés gens 1 mariés, ceux-ci n'entrant à l'hôpital qu'après avoir I épuisé leurs ressources, de la grossesse, de lapuer- 'ipéralité et de la lactation, de l'époque à laquelle est içpmmencéle traitement, de l'âge (après 40 ans lé [pronostic est aggravé), de l'alcoolisme. Goldtammer i pappelle que, dans l'armée allemande, la mortalité est i|tpmbéede20 à8 % depuis l'introduction des bains , froids, tandis que, dans l'armée autrichienne, elle est ' de 26 % , dans l'armée italienne de 28 à 37 % , dans (l'armée française de 36, 5 % . Ce médecin résume ,|es avantages des bains froids : rareté dès eschares, j^e, la rétention d'urine, dé l'amaigrissehient marastique, excitation du système nerveux, de la respiration (qui, en empêchant l'hypostase, prévient la pneumonie), la persistance d'un certain degré d'appétence, la rapidité plus grande de la convalescence. Goldtammer emploie le bain à 24», mais s'efforce d'individualiser le traitement autant que possible; la balnéothérapie demande beaucoup de tact et d'expérience.
En 1886, la question est agitée de nouveau. M. Gutts-
126 niSTORIOUE DE LA MÉDICATION RÉFRIGÉRANTE
stadt {Soc. de méd. interne de Berlin, 11 janvier 1886) met en lumière l'influence des progrès de l'hygiène sur les résultats du traitement de la fièvre typhoïde; il montre que la mortalité par cette maladie a diminué dans la plupart des villes parallèlement à l'étarblissement d'une canalisalionpour les eaux d'égoul et l'apport d'eau de source, la suppression des abattoirs privés^ etc. — A ce propos de la diminution de la mortalité par flèvre typhoïde dans l'armée prussienne, M. Villaret fait observer que la statistique de celle-ei ne compte pas les officiers, tandis que ceux-ci sont comptés dans les chiffres des armées française; autrichienne, italienne, et il s'agit précisément d'un groupe de personnes plus âgées,
M. Leyden émet quelques restrictions au sujet des illusions qu'on s'était faites au moment de l'introduction de la méthode de Brand. Celui-ci disait qu'aucun typhique baigné dès le début ne devait plus succomber; Liebermeister observa à Bâle une mortalité de 1 à 2 0/0. Ces résultats sont-ils accidentels ou résulent-ils d'erreurs de statistique? Ayant lui-même appliqué le traitement par les bains froids, Leyden a abandonné tout à fait la méthode schématique. 11 dit que l'emploi de cette méthode a beaucoup diminué dans les cliniques allemandes. Il n'y a que l'armée oîi elle est encore en vigueur et recommandée. On peut supposer, il est vrai, que cette méthode s'applique mieux aux individus jeunes et vigoureux et qu'elle n'exerce pas une bonne influence sur les personnes afl"aiblies. Si Fiedler(de Dresde) attribue ladiminution de la mortalité typhique à ce que la maladie estdever nue moins nocive, Senator y voit l'effet de l'amélioration de tous les soins en général, alimentation, hygiène, et non pas seulement la conséquence des