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spécitique on doit se contenler de moyens empiriques ou du traitement suivant les indications. La méthode de Brand est empirique, mais répond à deux indications habituelles, l'hyperthermie et l'adynaraie. Cependant elle ne donne pas de meilleurs résultats que l'alcool, la quinine, les bains tièdes, les lotions froides et le drap mouillé.
Juhel-Rènoy affirme que le Brand a de nombreux iJartisans non seulement en Allemagne et à Lyon, mais en Suisse.
'' Le 9 mars, M. Olènard y\ni lire un travail où il Trtdiquait les appropriations du bain froid à certains Cài^ particuliers.
■ Aux enfants, bains 8 à 10 minutes à SO"; aux plus petits, le drap mouillé renouvelé deux ou trois fois (le suite.
"'' Après cinquante ans, bains à 30°, refroidis graduel réiïlent jusqu'à 20°.
Ni la menstruation, ni la grossesse, ni l'état puerlièral ne sont des contre-indications, pas plus que l'ès' névroses convulsives, le rhumatisme ni la goutte. "''L'obésité, qui assombrit toujours le pronostic, relltiiert le traitement dans toute sa rigueur. '"Seule, la bronchite intense demande le bain chaud refroidi, comme la tuberculose. Dans les affections au cœur, on tâte la réaction du malade. Dans les formes anormales des surmenés, et sans hypertheritiie, on donnera les bains froids de courte durée, Suivis d'affusion et de frictions énergiques. "'Le 23 mars, M. Richard cite une statistique de Viger (de Niort) : 2 décès sur 36 typhiques (mortalité 5, 5 %); mais, outre les bains froids, celui-ci avait employé la naphtaline et l'iodoforme. Richard, kiir 76 typhiques, en a traité 38 sans les . bains.
4 morls : morlalilé dO % ; et 38 avecles bainsfroidsj 2 morls : mortalité o, 25 % ; mais ceux-ci, dans h\ seconde moitié de l'épidémie où la mortalité est luibituellement moindre.
L'amendement des symptômes nerveux est imputable à la diurèse, qui élimine plus vite les matièreji nocives et qu'accroît l'ingestion d'un verre d'eau froide dans le bain; ni la bronchite, ni l'albuminurie ne sont des contre-indieatians. Si les hémorrhagiés intestinales congestives du début se trouvent bien dn bain froid, on ne peut être aussi afflrmatif pour les tardives, ulcératrices. M. Richard a donné les bains de 13 minutes, de 18 à 20", toutes les trois heures, si la température axillaire dépassait 38°, 5; toutes les deux heures dans les cas graves; de 11 heures du soir à 6 heures du matin, on suspendait le bain.-
M. Richard a préféré réunir les typhoïdiques p6ur les baigner plus facilement. M. Féréol pense que la dissémination des malades dans plusieurs salles répartirait plus équitablement les fatigues du personnel.
Juliel-Rénoy préfère aussi le groupement. Il dit (^ue les statistiques des partisans de Brand, réunies, donnent 20.000 cas avec une mortalité de 4 % .
Ù. du Casai est partisan aussi du groupement; il a eu les mêmes résultats que M. Richard dans l'épîdémie de Clermont-Ferrand. Il croit que l'hémorrhagie intestinale n'est pas une contre-indication : au contraire, le bain froid en est la meilleure médication; il pense de même pour la pneumonie. JuM-^ Rénoij croit aussi que les pneumonies sont trois oii quatre fois moins fréquentes par la méthode de Brand.
M. Barth pense tout autrement pour la pneumonie,
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qui est un des périls de la méthode. Il a perdu ainsi un parent, chez lequel elle avait été appliquée avec un luxe de précautions impossible à réaliser dans un service hospitalier.
A partir de cette époque, un groupe peu nombreux, mais résolu, de défenseurs de la méthode de Brand s'est constitué dans la Société des Hôpitaux. I Outre M. Juhel-Rénoy, nous voyons M. Josias, M. Chaufard, partisans du Brand systématique et • sans contre-indication.
- M. Chauffard même déclare que, dans certaines 1 circonstances, la méthode de Brand n'est pas assez 1 réfrigérante ; il faut la corse?' : c'est 10 bains par ;24 heures au lieu de 8, et d'une durée de 20 mi- I uutes au lieu de 13, qui peuvent seuls sauver les mat lades,
f M. Rendu^ plus réservé, se contente de dire que ; son impression personnelle est plutôt favorable à la méthode des bains froids, et qu'il croit cette opinion partagée par la majorité de ses collègues.
M. MerTcUn^ chargé, comme rapporteur d'une I commission nommée par la Société, de rechercher ' quelle a été la mortalité par fièvre typhoïde dans les hôpitaux de Paris en 1888 et 1889 suivant les traitements, apporte la statistique suivante (4 juillet 1890). : 21 chefs de service ont fourni leur statistique à la I commission. Le total représente 916 cas avec 114 déicès, soit une mortalité de 12, ii % ; — un peu infé- 1 rieure , à la statistique générale de tous les hôpi- I taux pour 1889 {2. 764 cas, 380 décès : mortalité 13,30/0).
En groupant séparément les malades traités par les bains froids systématiquement et ceux qui l'ont 1 été par des médications diverses, on obtient :
132 UISTORIQUli DE LA MÉDICATION BÉFRIGÉKANTF,
Traitement ayslémcUique par le» bain» froid»
1888 19 cas 0 décès mortalité 0 %
Total... 282 cas 28 décès mortalité 9,92 %
Traitement symptomatique
1888 334 cas 52 décès mortalité 13,56 %
Total... 863 cas 122décès mortalité 14,13 %
Mais si, dans le groupe des malades soumis au traitement symptomatique, on met à part ceux qui ont été traités par les antipyrétiques, les lolioAS froides et les toniques, dont la mortalité a été de 11, 97 % , et ceux qui ont été traités par la quinine et les bains tièdes, la mortalité de ceux-ci n'a été que de 7, 33 % .
Le 31 octobre 1890, M. Jahel-Mnoy apporte l'ensemble de sa statistique personnelle: 161 cas, 14décès : mortalité 8, 09 % , et insiste sur l'analogie complète avec celle de MM. Bouveret et Tripier, à Lyon : 233 cas, 20 morts, mortalité 8, 5 % •
Continuant son enquête, dix-huit mois plus tard (17, juin 1892), il rapporte que, sur 80 médecins des hôpitaux de Paris auxquels il a demandé leurs statistiques, -40 lui ont répondu, et que ces 40 se répartissent ainsi :
13 hostiles à la méthode des bains froids : 173 cas. 25 décès : mortalité l i,2 % .
9 partisans avec restriction, c'est-à-dire n'appliquant pas la méthode pure : 39 cas, 1 décès : mortalité 2, -56 % (ces derniers chiffres sont sans valeur, vu le trop petit nombre des cas).
2 partisans des bains tièdes progressivement refroidis avec antisepsie et quinine, méthode spéciulr
de M. Bouchard dont la statistique est : 554 cas, 54 décès : mortalité 9, 74 % .
4 partisans du bain froid en théorie, mais n'étant appelés que rarement à traiter des typhiques par leur situation dans des hôpitaux spéciaux.
12 Brandistes : 492 cas, 40 décès : mortalité 8, 13 %.
Depuis lors la question a été plusieurs fois discutée au sein de la Société des Hôpitaux. Mais aucun argument nouveau n'a été apporté dans ces discussions pour ou contre la méthode des bains froids systématiques.