BAINS FROIDS 15S
sion de Ciirrie à 8 ou iO° pendant 4 ou 5 minutes, et massage pendant tout ce temps.
Vins capiteux et riches en alcool (Champagne, malaga, porto, bourgogne); lait, bouillon et œufs.
Injections sous-cutanées, matin et soir, de 0 gr. 05 à'*0 gr. 15 de sulfate de spartéine, de 1 gr. 50 à 2 grammes de caféine, de 2 à 3 seringues de Pravaz d'éther et d'huile camphrée.
Dans l'intervalle des bains, on localise plus particuliBTementl'action du froid sur telle ou telle région, suivant l'existence de telle complication viscérale : glace sur le cœur (parésie cardiaque), sur la poitrine (pneumonie, hypostase), sur la tête (délire et convulsions).
Cette médication intensive n'est que temporaire; si les accidents menaçants se dissipent, on revient à la formule ordinaire.
'Juhel-Rénoyreconnaîtquedes fièvres, quoiquenormales au début et traitées régulièrement par le Brand, peuvent, juar exception, devenir très graves; il ajoute que ce sont des cas où le traitement a été commencé tardivement, où la réfrigération n'a pas été assez active, où le patient était surmené ou alcoolique. Aces caè- 'il conseille d'opposer également le traitement le'plus actif, les réfrigérations intensives et courtes.
Les avantages du traitement hydrothérapique hâtivement institué sont, suivant Juhel-Rénoy, la disjiarition ou l'absence du faciès typhique, la langue Immide, l'absence de toux, de faiblesse cardiaque, de diarrhée profuse et de météorisme; la symptomatologie est réduite à la fièvre, que le bain modère d'ailleurs.
Mais le plus grand bénéfice dubain froidparaîtêtre la diurèse considérable, plusieurs litres par 24 heures, malgré des températures de 40» et plus, diurèse qui entraîne les déchets toxiques. Roque et Weill ont